Selon le député LFI, la Procureure de la République de Paris a informé son équipe de l’ouverture de cette procédure après le dépôt d’une plainte ciblant cette organisation de soutien à l’armée israélienne.
Aymeric Caron rappelle que DDForces a été créée avec l’appui du gouvernement israélien et qu’elle est dirigée par le communicant Frank Tapiro.
Il met également en cause le soutien public apporté à cette association par plusieurs responsables politiques français, citant les ministres Astrid Panosyan-Bouvet et Benjamin Haddad, ainsi que la députée Caroline Yadan.
L’ouverture de cette enquête est l’aboutissement d'une plainte déposée par le député français, en juin dernier.
À l’époque, l’élu avait annoncé la saisine du procureur de la République de Paris “au nom de l’article 40 du Code de procédure pénale”, estimant que des faits susceptibles de constituer des infractions pénales avaient été commis lors d’un gala organisé par la Diaspora Defense Forces, en mai 2025.
Il évoquait notamment des chefs d’accusation potentiels d’”apologie de crimes d’atteinte à la vie”, d’”apologie de crimes de guerre”, d’”apologie de crimes contre l’humanité”, voire de “complicité desdits crimes”.

Gala de la honte
Diaspora Defense Forces se présente comme une association visant à “réunir et fédérer les meilleurs talents pour défendre l’image de la diaspora et d’Israël”.
Son gala, organisé fin mai 2025, était animé par le journaliste Olivier Benkemoun, collaborateur de CNews et Europe 1.
Lors de cette soirée, l’éditorialiste Laurence Ferrari, figure médiatique également associée aux médias du groupe Bolloré, avait été mise à l’honneur et même reçu un prix pour son “fervent soutien à Israël”.
L’événement avait suscité une vive controverse en raison de plusieurs séquences diffusées au cours de la soirée.
Parmi elles, un “quiz” animé par l’essayiste Barbara Lefebvre, - qui avait par ailleurs soutenu l’idée d’un nettoyage ethnique à Gaza - au cours duquel des questions portant sur le nombre de morts à Gaza étaient posées sur un mode ludique.
L’une d’elles interrogeait notamment les participants sur la proportion de civils tués parmi les quelque 55 000 décès évoqués depuis le début de la guerre israélienne. Le porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz, est également intervenu par message vidéo.
Ces éléments avaient conduit Aymeric Caron à dénoncer publiquement une banalisation, voire une mise en dérision, de la mort de civils palestiniens.
Dans sa saisine du parquet, le député mettait également en cause l’objet même de DDForces, qu’il décrit comme “une association de soutien à l’armée israélienne”, accusant celle-ci de promouvoir une vision révisionniste du conflit israélo-palestinien, notamment en contestant l’existence d’une colonisation israélienne.
L’élu parisien avait alors annoncé son intention de demander la dissolution de l’association, estimant que ne pas engager une telle procédure constituerait un “deux poids deux mesures inacceptable”.



















