La France a exprimé lundi sa “solidarité” avec le Danemark face aux menaces proférées par le président américain Donald Trump à propos du Groenland, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux.
“Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force”, a rappelé M. Confavreux lors d’une intervention sur la chaîne TF1.
Dimanche soir, Donald Trump a estimé que les États-Unis avaient “besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale”, jugeant que le Danemark “ne serait pas en mesure de s’en occuper”. Ces propos ont suscité une vive réaction à Copenhague.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a appelé Washington à “cesser ses menaces” à l’encontre de ce vaste territoire autonome, stratégique tant pour sa position géographique que pour ses importantes ressources minières.
Les inquiétudes du Danemark et de plusieurs de ses alliés européens ont été ravivées par l’intervention militaire américaine récente au Venezuela, qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro. À ce sujet, le porte-parole de la diplomatie française a estimé que “le droit international n’avait pas été respecté” lors de l’opération menée par les forces spéciales américaines.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également dénoncé ces dernières heures une violation du droit international, se démarquant de la position du président Emmanuel Macron. Les déclarations de ce dernier ont d’ailleurs suscité de vives critiques au sein de la classe politique française, notamment à gauche.
Pascal Confavreux a néanmoins souligné que la France ne “regrettera pas” Nicolas Maduro, estimant que ce dernier avait “perdu sa légitimité”, notamment en raison de la répression de l’opposition au Venezuela. Il a toutefois rappelé qu’il incombe aux “membres éminents et permanents” du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France, de dénoncer toute atteinte à la Charte des Nations unies.
“Nous déplorons cette évolution, nous nous préparons à l’avènement d’un monde régi par la loi du plus fort, mais nous ne nous y résignons pas”, a-t-il conclu.










