Un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé dans une exploitation du Pays d’Olmes, conduisant à l’abattage programmé de 113 bovins ce vendredi, conformément au protocole sanitaire en vigueur, selon des informations rapportées par le média français La Dépêche.
Si les éleveurs concernés ont accepté la décision malgré le choc, les organisations syndicales expriment leur incompréhension. La Coordination rurale dénonce une “stratégie d’abattage total” jugée disproportionnée, en particulier sur des troupeaux déjà vaccinés.
“Nous sommes contre cette façon de faire, à savoir abattre des troupeaux vaccinés. Et là, on a le cas à Léran où ils vont abattre 113 bêtes vaccinées”, a déclaré Gil Campan, vice-président de la Coordination rurale en Ariège au média français.
En réaction, plusieurs opérations coup de poing ont été menées dans la nuit du jeudi 1er janvier. Des cortèges d’agriculteurs ont convergé vers la préfecture de Foix ainsi que les sous-préfectures de Saint-Girons et Pamiers, une mobilisation également soutenue par la Confédération paysanne.
À Foix, aux alentours de 22 h 30, près d’une centaine d’agriculteurs ont déversé des gravats devant la préfecture et soudé le portail du bâtiment, marquant un net durcissement du mouvement. À Saint-Girons, une quinzaine de tracteurs ont investi la rue devant la sous-préfecture, tandis qu’à Pamiers, des ballots de paille ont été déposés devant les locaux de l’État.
Ce nouvel épisode ravive la colère dans un département où la campagne de vaccination généralisée vient tout juste de s’achever. La préfecture rappelait encore la veille que l’ensemble du cheptel bovin était vacciné, tout en soulignant que le virus continue de circuler durant le délai nécessaire à l’acquisition d’une immunité complète.
Les syndicats agricoles dénoncent une réponse sanitaire jugée “aveugle”, estimant que les élevages déjà fragilisés ne peuvent supporter l’abattage systématique de troupeaux entiers. Plusieurs organisations, dont la Chambre d’agriculture, alertent sur une situation “dramatique” et craignent l’apparition de nouveaux foyers dans les semaines à venir.
Dans ce contexte, la Coordination rurale prévient que les actions engagées cette nuit pourraient n’être qu’un début, l’objectif étant de faire pression sur l’État pour obtenir une révision de la doctrine sanitaire et la mise en place d’alternatives à l’abattage total.


















