La grève, lancée par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, devrait conduire à la fermeture des cabinets et à l’annulation d’opérations non urgentes, préviennent ceux-ci. La grève est prévue pour dix jours consécutifs.
D’après le syndicat CSMF, le mouvement sera suivi à 85 % par ses adhérents. Du côté des médecins de ville, Jeunes médecins Ile-de-France a lancé une plateforme pour permettre aux grévistes de se déclarer. Plus de 14 500 sont déjà enregistrés. Une manifestation est aussi prévue à Paris, le 10 janvier.
Les personnes arrivant aux urgences ou à la maternité seront, sauf urgences vitales, transférées vers l'hôpital public, indiquent les syndicats.
La ministre de la santé, Stéphanie Rist a dans un entretien accordé au journal La République du Centre de dimanche, prévenu que des réquisitions sont possibles pour assurer la permanence des soins.
Les grévistes critiquent le nouveau budget de la Sécu qui est insuffisant face à des besoins croissants. Ils s’indignent d’un contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser “de façon autoritaire” les tarifs de certains actes, en dehors de tout dialogue social. Ils craignent également la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.
Les dépassements d’honoraires au coeur de la grogne
Pour le syndicat des gynécologues-obstétriciens (Syngof), ce mouvement est “ la conséquence de politiques qui agressent les médecins”, notamment le secteur 2 (praticiens conventionnés, avec dépassements d’honoraires), alors que les tarifs remboursés par l’Assurance maladie n’ont pour certains “pas évolué depuis les années 1990”.
La ministre a défendu la mesure de contrôle en rappelant qu’il y avait “une augmentation exponentielle de ces dépassements d’honoraires ces dernières années”. “Même si les abus ne concernent qu’une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières”, a expliqué la ministre.











