FRANCE
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Dix personnes condamnées jusqu’à huit mois avec sursis pour cyberharcèlement de Brigitte Macron
Dix personnes étaient poursuivis pour avoir publié et relayé des messages selon lesquels l'épouse du président serait une femme “transgenre” et une "pédocriminelle".
Dix personnes condamnées jusqu’à huit mois avec sursis pour cyberharcèlement de Brigitte Macron
Dix personnes condamnées jusqu’à huit mois avec sursis pour cyberharcèlement de Brigitte Macron / AP
5 janvier 2026

Huit hommes et deux femmes ont comparu devant la justice à Paris en octobre, pour avoir relayé sur les réseaux sociaux la rumeur selon laquelle l'épouse du président de la République serait une femme transgenre et une "pédocriminelle".

Les dix prévenus au procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron ont été condamnés ce lundi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines allant jusqu'à huit mois de prison avec sursis.

Ces dix internautes étaient poursuivis pour avoir publié et relayé des messages transphobes et diffamatoires visant la Première dame française Brigitte Macron. Les peines prononcées sont également assorties dans certains cas de mesures de sensibilisation et de suspension temporaire des comptes en ligne.

Parmi les principaux condamnés figurent Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme Zoé Sagan, reconnu coupable pour une série de tweets affirmant l’existence d’un "secret d’État choquant" impliquant la Première dame. Il a écopé de huit mois de prison avec sursis. Delphine J., alias Amandine Roy, à l’origine d’une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021 sur YouTube, a été condamnée à six mois de prison avec sursis et à un stage de sensibilisation. Le galeriste Bertrand Scholler, auteur d’un photomontage de Brigitte Macron, a lui aussi été condamné à six mois avec sursis.

Le tribunal a aussi rendu des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis à six autres prévenus, qualifiés de "suiveurs" par le parquet. Seul Jean-Christophe D. a bénéficié d’une peine plus légère, se limitant à un stage de sensibilisation après avoir présenté ses excuses.

Cette affaire trouve son origine dans une rumeur diffusée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, affirmant que Brigitte Macron serait née Jean-Michel Trogneux et aurait modifié son identité après un changement de sexe. La campagne de haine, “transphobe” et “sexiste”, assimilait également la Première dame à des actes pédocriminels, ce qui avait conduit Brigitte Macron à déposer plainte pour cyberharcèlement en août 2024.

À l’audience, la fille cadette de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière, a témoigné de l’impact de ces messages sur la vie quotidienne de sa mère, soulignant la nécessité d’une "adaptation permanente" de ses comportements, de ses choix vestimentaires et de sa posture publique.

Au-delà de la France, cette rumeur a pris une ampleur internationale après la diffusion en 2024 de la série de vidéos "Becoming Brigitte" par l’influenceuse américaine Candace Owens. Le couple Macron a engagé des poursuites pour diffamation aux États-Unis afin de défendre leur honneur et limiter la propagation de ces fausses informations à l’étranger.

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SOURCE:TRT français et agences