La bande de Gaza a connu l’une de ses journées les plus sanglantes de ces dernières semaines. Selon des sources palestiniennes, au moins 37 personnes ont été tuées en l’espace de 24 heures lors de frappes israéliennes menées par voie aérienne et d’artillerie.
Plusieurs zones densément peuplées ont été visées, notamment des immeubles d’habitation, des abris pour déplacés et des infrastructures civiles.
Parmi les victimes figurent majoritairement des femmes et des enfants, tandis que des dizaines de blessés ont été admis dans des hôpitaux déjà saturés et confrontés à de graves pénuries de médicaments, de carburant et de matériel médical.
Le Hamas dénonce des “violations flagrantes” de la trêve
Khalil Al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas et son dirigeant à Gaza, a averti que la poursuite par Israël des violations de l’accord de cessez-le-feu aurait de graves conséquences.
Le Hamas a indiqué samedi qu’Al-Hayya avait eu des échanges avec des médiateurs ainsi qu’avec des parties internationales non nommées, suite aux attaques israéliennes.
Al-Hayya a condamné la commission quasi-quotidienne de “crimes et massacres” par Israël à Gaza, affirmant que ces attaques étaient menées sous de “faux prétextes et des mensonges”.
Il a mis en garde contre les répercussions de la “violation manifeste” par Israël de l’accord de cessez-le-feu, soulignant que “l’engagement de la résistance palestinienne envers la trêve implique de contraindre la puissance occupante à respecter ses obligations et de l’empêcher de poursuivre ses violations”.
Le Hamas a également tenu Israël pour responsable de l’absence de règlement de la situation des Palestiniens piégés dans des tunnels dans la région de Rafah, au sud de Gaza.
À la suite de la mise en œuvre du cessez-le-feu du 10 octobre, de nombreux Palestiniens se sont retrouvés bloqués à Rafah, Israël refusant de les autoriser à partir, malgré les efforts de médiation.
Bien que le président américain Donald Trump ait annoncé à la mi-janvier le début de la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu en 20 points, plusieurs questions en suspens liées à la trêve à Gaza, notamment celle des personnes coincées dans les tunnels, restent non résolues.
Par ailleurs, des factions de la résistance palestinienne ont estimé que la forte escalade des attaques israéliennes à Gaza constitue une tentative manifeste de saper les efforts visant à consolider le cessez-le-feu.
Dans un communiqué du Comité de suivi des forces nationales et islamiques, ces groupes ont affirmé que les forces israéliennes ont continué de violer la trêve, avec une intensification des attaques après la formation du Comité national d’administration de Gaza.
Depuis l’annonce du Comité national le 17 janvier, les attaques israéliennes ont fait 71 morts et 140 blessés, pour la plupart grièvement atteints, indique le communiqué.
Gaza a également été la cible de 96 frappes aériennes et d’artillerie, dont 61 attaques directes contre des civils, avec 17 habitations détruites ou bombardées.
Le comité a appelé les États-Unis, les médiateurs et la communauté internationale à faire pression sur Israël afin qu’il cesse les attaques et mette fin aux violations du cessez-le-feu, avertissant que la poursuite des offensives entrave tous les efforts visant à passer à la deuxième phase de la trêve.














