"Nous avons répété à nos homologues à chaque occasion que nous sommes contre une intervention militaire visant l'Iran", a déclaré Fidan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Istanbul.
"Nous espérons que les problèmes internes de l'Iran seront résolus pacifiquement par le peuple iranien, sans aucune intervention extérieure", a ajouté le responsable turc qui a appelé les États-Unis et l’Iran à “se réunir autour de la table des négociations pour résoudre leurs différends”.
Fidan a également affirmé qu’ Israël tente de convaincre les États-Unis d’intervenir en Iran et a appelé l’administration américaine à ne pas prêter attention à ces manœuvres.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré de son côté que Téhéran attachait une grande importance à son partenariat avec Ankara, notamment au vu des récents développements régionaux.
"La Türkiye et l'Iran se sont toujours soutenus mutuellement, dans les moments difficiles comme dans les moments plus faciles", a indiqué M. Araghchi.
Araghchi a remercié le président turc Recep Tayyip Erdogan, le gouvernement turc et Fidan pour leurs messages de solidarité suite à ce qu'il a qualifié de récentes "attaques terroristes" en Iran, affirmant que ces incidents étaient "clairement orchestrés par des éléments liés à Israël".
Abordant des questions régionales plus larges, Araghchi a mis en garde contre toute ingérence étrangère.
"L'ingérence illégitime d'acteurs extérieurs, en particulier les conspirations du régime israélien, vise à déstabiliser la région", a-t-il déclaré, soulignant que "les pays islamiques doivent agir de concert".
Les tensions entre Téhéran et Washington se sont exacerbées ces dernières semaines, suite aux déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles une "armada massive" se dirigeait vers l'Iran, et à son appel à Téhéran à "s'asseoir à la table des négociations".
Les autorités iraniennes ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte "rapide et massive", tout en réaffirmant que Téhéran reste ouvert au dialogue uniquement à des conditions qu'il qualifie d'"justes, équilibrées et non coercitives".















