Dans une publication sur son compte sur X, Albanese a appelé la communauté internationale à suspendre ses relations avec Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international, estimant que cette mesure constitue un point de départ pour parvenir à la paix.
“Israël n’a aucune autorité légale pour empêcher les travailleurs humanitaires d’entrer à Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés. L’occupation est illégale et doit prendre fin complètement et sans conditions, comme l’a confirmé la Cour internationale de justice en 2024. Les États doivent suspendre leurs relations jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international”, a-t-elle ajouté.
La responsable onusienne a également évoqué le non-renouvellement par Israël du visa de la porte-parole du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Gaza, Olga Cherevko, l’empêchant ainsi d’entrer dans le territoire assiégé.
Albanese a estimé que cette décision s’inscrit dans un schéma récurrent de restrictions de facto imposées aux travailleurs humanitaires des Nations unies et des ONG internationales, “en particulier ceux perçus comme trop francs sur ce qu’ils observent sur le terrain”.
Elle a souligné que les acteurs humanitaires “ont le devoir de témoigner lorsque le droit international est violé”.

Pressions internationales croissantes
Les déclarations d’Albanese interviennent alors que neuf pays européens, dont la France, ainsi que le Canada et le Japon, ont appelé Israël à respecter l’ouverture des points de passage et à lever les restrictions imposées à l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.
Dans un communiqué conjoint, ces pays ont exhorté le gouvernement israélien à s’engager pleinement à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’ensemble de Gaza et de la Cisjordanie, conformément au droit international.
Le texte mentionne l’accord d’Israël sur le plan en vingt points proposé par le président américain Donald Trump, prévoyant l’entrée et la distribution de l’aide sous la supervision de l’ONU et du Croissant-Rouge, sans ingérence.
Le communiqué souligne que la situation humanitaire à Gaza demeure extrêmement grave et que les approvisionnements actuels ne répondent pas aux besoins essentiels de la population. Il appelle Israël à garantir la possibilité pour les ONG internationales d’opérer à Gaza.
Les pays signataires demandent également la réouverture de tous les points de passage, y compris les projets annoncés de réouverture du passage de Rafah dans les deux sens, ainsi que la levée des restrictions sur l’importation de matériaux humanitaires, y compris ceux classés à double usage, indispensables aux opérations de secours et au relèvement précoce.
Passage de Rafah
Depuis mai 2024, Israël contrôle le côté palestinien du passage, dans le cadre de sa guerre génocidaire contre Gaza depuis octobre 2023.
Israël continue par ailleurs de violer l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025, ce qui a entraîné la mort de 492 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza, parallèlement à l’entrave à l’entrée des quantités convenues de nourriture, de médicaments, de matériel médical et de fournitures d’hébergement.
La réouverture du passage constitue l’un des engagements de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.
Elle aurait dû entrer en vigueur immédiatement après la signature de l’accord le 10 octobre dernier, mais l’occupation ne s’y est pas conformée, conditionnant son fonctionnement à la restitution de tous les corps de ses prisonniers détenus à Gaza.













