“J’entends encore, à l’heure actuelle, des affirmations que la reconstruction de Gaza serait autorisée avant la démilitarisation — cela n’arrivera pas”, a affirmé Netanyahu lors d’une conférence de presse.
Cette déclaration intervient au lendemain du rapatriement de la dernière dépouille d’un otage israélien, ce qui était une condition posée par Israël avant toute avancée dans le cadre du plan proposé par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre génocidaire de Tel-Aviv à Gaza.
Selon Netanyahu, Israël concentre désormais son action sur “l’achèvement des deux tâches restantes : désarmer le Hamas et démilitariser Gaza”, ce qui implique l’élimination des armes et des tunnels.
“Comme je l’ai indiqué au président américain, cela se fera de manière facile ou de manière difficile. Mais dans tous les cas, nous y parviendrons”, a-t-il ajouté.
Le Hamas a réaffirmé lundi son “engagement” envers l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, tout en refusant jusqu’à présent de déposer les armes aux conditions exigées par Israël.
Après l’instauration de cette trêve fragile, la deuxième phase du plan prévoit notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne — qui contrôle encore environ la moitié de Gaza — ainsi que le déploiement d’une force internationale.
Le chef du gouvernement israélien a également réaffirmé son opposition à toute création d’un État palestinien, y compris à Gaza.
“J’entends dire que j’autoriserais la création d’un État palestinien à Gaza. Cela n’a pas eu lieu et cela n’arrivera pas”, a-t-il déclaré, se félicitant d’avoir “empêché à maintes reprises la création d’un État palestinien”.
La guerre génocidaire d’Israël à Gaza, a pourtant ravivé les appels internationaux en faveur d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

“Aujourd’hui comme demain, nous ne le permettrons pas”, a insisté Netanyahu.
Israël “maintiendra son contrôle sécuritaire sur l’ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer Méditerranée”, a-t-il ajouté. Cette zone inclut le territoire israélien et l’ensemble des Territoires palestiniens occupés.
Sur le plan régional, Netanyahu a adressé un avertissement à l’Iran, affirmant qu’Israël répondrait “avec une force que l’Iran n’a encore jamais vue” en cas d’attaque.
Les deux pays se sont affrontés en 2025 lors d’une guerre de douze jours à laquelle les États-Unis s’étaient joints en frappant des sites nucléaires iraniens.












