L’ex Premier ministre français Edouard Philippe convoqué devant la Cour de justice
L'ex-Premier ministre français Edouard Philippe est convoqué le 24 octobre devant la Cour de justice de la République (CJR) et risque une inculpation pour de possibles infractions dans la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19.
L’ex Premier ministre français Edouard Philippe convoqué devant la Cour de justice (AFP)

A l'issue de son interrogatoire, il pourrait aussi échapper aux poursuites en étant placé sous le statut plus favorable de témoin assisté, s'il parvient à convaincre les juges qu'il n'existe pas à ce stade suffisamment d'indices graves ou concordants contre lui.

"Je conteste vigoureusement les incriminations qui me sont reprochées", a affirmé M. Philippe dimanche dans le quotidien Le Parisien.

Le président du parti politique Horizons, proche de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron, sera entendu sur les infractions de mise en danger de la vie d'autrui et abstention volontaire de combattre un sinistre, a confirmé mardi le parquet général près la Cour de cassation, sollicité par l'AFP après une information du quotidien Le Monde.

L'ancien Premier ministre est soupçonné de ne pas avoir ordonné de mesures de protection en faveur du personnel soignant et des travailleurs exposés, ni d'avoir anticipé l'épidémie malgré les alertes. Selon Le Monde, il devra également s'expliquer sur le maintien du premier tour des élections municipales le 15 mars 2020 alors que les contaminations s'intensifiaient.

Dans cette information judiciaire ouverte en juillet 2020 et menée par la CJR, seule habilitée à poursuivre et juger des membres du gouvernement pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été mise en examen pour mise en danger de la vie d'autrui en septembre 2021.

Elle a été placée sous le statut de témoin assisté pour abstention volontaire de combattre un sinistre.

Les investigations avaient été lancées après des plaintes dénonçant le manque d'équipements de protection pour les soignants et la population, ou encore les errements sur la nécessité ou non de porter des masques.

"Sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins", avait reconnu en septembre l'ex-ministre de la Santé Olivier Véran, aujourd'hui porte-parole du gouvernement.

A ce jour, selon les chiffres de Santé publique France, l'épidémie de Covid-19 a provoqué 155.000 décès en France.

AFP