Les délais allongés pour le traitement des titres de séjour en préfecture ont provoqué une situation dramatique pour une mère de famille sénégalaise installée dans le Val-d’Oise depuis trois ans, rapporte le journal Le Parisien.
Le mouvement Habitat et Humanisme a lancé un appel à la solidarité pour lui trouver un logement durable.
Arrivée en France à la fin des années 2000, l’infirmière a rencontré des difficultés administratives lors de son installation dans le Val-d’Oise.
Obligée de renouveler son titre de séjour, elle est restée près d’un an et demi sans récépissé ni document officiel. Lorsqu’elle a finalement reçu un document, il ne lui restait que quatre mois de validité, ce qui l’a contrainte à lancer une nouvelle demande.
Après plusieurs démarches et relances, elle a appris que son dossier avait été transféré et traité par la sous-préfecture d’Argenteuil, l’obligeant à reprendre toutes les démarches depuis le début.
Privée de récépissé et de titre, elle a perdu son emploi et vu ses prestations de la CAF suspendues temporairement. Pour faire face, elle a vendu sa voiture et des bijoux afin de subvenir aux besoins de ses trois enfants nés en France, mais n’a pas pu couvrir plusieurs loyers et a été expulsée de son logement fin juillet.
Récemment, sa situation administrative s’est améliorée: elle a obtenu un récépissé et attend désormais son titre de séjour. Elle a retrouvé du travail en CDI comme aide-soignante et suit une formation avec la Croix-Rouge.
Reste le problème du logement: elle vit désormais dans des appartements meublés temporairement, des Airbnb, des hôtels, voire parfois dans sa voiture.
Le mouvement Habitat et Humanisme a lancé un appel à la solidarité pour lui trouver un logement durable dans le Val-d’Oise.

















