FRANCE
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Refus d’ôter son calot: une infirmière suspendue huit mois après l’annulation de son licenciement
La défense de la soignante dénonce une décision contournant l’esprit de l’ordonnance judiciaire et prolongeant l’exclusion de sa cliente du service public hospitalier.
Refus d’ôter son calot: une infirmière suspendue huit mois après l’annulation de son licenciement
L’infirmière Majdouline a été licenciée de la fonction publique pour avoir porté un calot / AFP
il y a 6 heures

Initialement licenciée pour avoir refusé d’ôter son calot chirurgical, une infirmière de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a finalement été sanctionnée par une suspension de huit mois. 

L’infirmière, employée depuis plusieurs années à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, a été  licenciée à l’automne 2025 après avoir refusé à plusieurs reprises de retirer son calot chirurgical en dehors des espaces où son port est habituellement requis pour des raisons d’hygiène.

La direction de l’AP-HP invoque alors le non-respect des règles internes et une atteinte au bon fonctionnement du service. La soignante conteste la décision et saisit la justice administrative. Début janvier 2026, le tribunal administratif de Paris suspend le licenciement, estimant que la sanction pourrait être disproportionnée au regard des faits reprochés, tout en reconnaissant l’existence d’une faute disciplinaire.

Une suspension de huit mois en lieu 

À la suite de cette décision, l’AP-HP choisit de revoir sa position. Plutôt que de procéder à la réintégration provisoire de l’infirmière, comme l’avait ordonné le juge des référés, l’institution hospitalière annonce une suspension de huit mois, sans traitement.

Ce revirement est vivement contesté par l’avocat de la soignante, qui dénonce une décision contournant l’esprit de l’ordonnance judiciaire et prolongeant l’exclusion de sa cliente du service public hospitalier.

Au centre de l’affaire, le port d’un calot chirurgical, accessoire couramment utilisé dans les blocs opératoires et certains services spécialisés. Selon la défense de l’infirmière, celle-ci n’a jamais revendiqué de motivation religieuse ou idéologique, affirmant que ce choix relevait de sa sphère personnelle.

La direction de l’hôpital, de son côté, rappelle que les règles vestimentaires visent à garantir à la fois l’hygiène, la neutralité et l’identification claire des personnels soignants, en particulier dans des services accueillant du public.

 


 

 

SOURCE:Agences