"L'intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, (...) le refus d'apporter une aide humanitaire (...) conjugués aux transferts forcés qui semblent viser à un déplacement permanent, suscitent des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie", écrit le Haut-Commissariat dans un communiqué accompagnant un nouveau rapport.
À Gaza, ce rapport, couvrant de novembre 2024 à fin octobre 2025, détaille "les massacres et les mutilations infligées en nombre sans précédent à des civils par les forces israéliennes" au cours de la guerre génocidaire déclenchée par Israël en octobre 2023.
Il dénonce "la propagation de la famine et la destruction des infrastructures civiles restantes, imposant aux Palestiniens des conditions de vie de plus en plus incompatibles avec leur maintien" dans ce territoire.
Le document compilant des données de l'ONU, de sources gouvernementales et d'ONG souligne que sur la période prise en compte, les "attaques meurtrières observées à Gaza ont suscité de vives inquiétudes quant au fait que les forces israéliennes aient intentionnellement ciblé des civils et des biens civils".

Il établit notamment la mort d'au moins 463 Palestiniens, dont 157 enfants, des suites de la famine, y voyant une "conséquence directe des actions entreprises par le gouvernement israélien".
Le Haut-Commissariat ajoute que de tels actes "peuvent constituer des crimes contre l'humanité", voire "un génocide" s'ils sont perpétrés dans l'intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux.
A Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, le rapport regrette "l'usage systématique et illégal de la force par les forces de sécurité israéliennes, la détention arbitraire généralisée, la torture et autres mauvais traitements infligés aux Palestiniens détenus, ainsi que la démolition illégale et massive de maisons palestiniennes".
"Ces pratiques servent à discriminer, opprimer, contrôler et dominer systématiquement le peuple palestinien", affirme le rapport.
Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre 2025, le Haut-Commissariat souligne encore "l’absence de toute mesure visant à garantir la responsabilité pour les violations du droit international" commises durant la guerre israélienne.



















