L’avocat au barreau de Marseille, Rafik Chekkat, a dénoncé samedi des atteintes aux libertés des musulmans, critiquant l’usage d’”expressions confuses” par les autorités.
“Déjà que le terme ‘frériste’ est vaseux, la formule ‘mouvance frériste’ est le comble de l’abstraction”, a écrit Me Chekkat dans un message publié sur la plateforme sociale X, en réaction à l’interdiction de l’ouverture d’une classe de primaire au sein du groupe scolaire musulman Averroès par le préfet du Nord. L’avocat a également qualifié la situation de “consternante”.
Cette réaction fait suite à une information révélée par le média d’enquête en ligne Mediacités. Celui-ci indique s’être procuré un courrier daté du 22 janvier 2026 dans lequel le représentant de l’État s’oppose à l’ouverture d’une classe de cours préparatoire (CP) à la rentrée prochaine dans une annexe de l’établissement privé musulman de Lille-Sud.
Selon le média, la décision serait motivée par des liens supposés avec “la mouvance frériste”. Mediacités rappelle que l’établissement, ouvert en 2003, est présenté comme le “plus inspecté de France” et qu’il demeure “dans le viseur de l’État” depuis plus d’une décennie.
“Les préfets changent mais l’hostilité à l’égard du groupe scolaire musulman Averroès, elle, demeure”, écrit encore le journal, qui souligne que le préfet des Hauts-de-France, Bertrand Gaume, en poste depuis février 2024, s’inscrirait dans la continuité de son prédécesseur Georges-François Leclerc, aujourd’hui directeur de cabinet du président Emmanuel Macron.

















