MOYEN-ORIENT
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Liban: forte mobilisation à la veille des discussions au Parlement sur le budget 2026
À l’approche de l’examen parlementaire du projet de budget 2026, des milliers de Libanais sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement.
Liban: forte mobilisation à la veille des discussions au Parlement sur le budget 2026
Manifestants lors d'une marche contre le système politique sectaire libanais dans une rue de Beyrouth, le 6 mars 2011. / Reuters
il y a 3 heures

Anciens militaires, agents de la fonction publique, enseignants du secteur public et locataires se sont rassemblés en masse devant le Parlement afin de réclamer une revalorisation de leurs salaires ou pensions, devenus insuffisants face à l’envolée des prix depuis la crise économique de 2019.

Le texte budgétaire doit être débattu sur trois jours avant d’être soumis au vote des députés. En amont de ces discussions, plusieurs milliers de manifestants ont tenté de faire entendre leurs revendications, dénonçant l’érosion continue de leur pouvoir d’achat.

La tension s’était déjà manifestée la veille, lorsque des militaires à la retraite ont bloqué une portion de l’autoroute de Chekka, dans le nord du pays, en incendiant des pneus quelques heures avant la séance parlementaire, selon notre correspondant Michel Hallak.

L’angoisse chez les enseignants

À Riad el-Solh, un autre rassemblement réunissait des enseignants du secteur public venus réclamer une révision de leurs rémunérations. Chadia, professeure d’anglais et mère de deux enfants, explique avoir de grandes difficultés à couvrir les dépenses essentielles de son foyer. Ce qui l’inquiète le plus reste l’avenir: “Ma plus grande crainte, c’est la retraite. J’ai peur du montant que je toucherai”, confie-t-elle à L’Orient-Le Jour. Originaire de Choueifate, elle redoute une précarité encore plus marquée dans les années à venir.

Parallèlement, des locataires ont également exprimé leur colère devant le Parlement, ciblant la loi sur les baux commerciaux adoptée l’an dernier. Parmi les slogans scandés, figuraient notamment:  “La loi sur les loyers est injuste”, “Vous nous avez humiliés” ou  encore “Nous fermons à cause de cette loi”. Le texte concerne les baux commerciaux signés avant 1992 et prévoit une libéralisation progressive des loyers sur une période pouvant aller jusqu’à quatre ans après son entrée en vigueur. 

Si les propriétaires saluent la fin du gel de loyers devenus dérisoires à cause de l’inflation et de la dépréciation de la monnaie, les locataires dénoncent une hausse qu’ils jugent insoutenable et menaçante pour leur survie économique.

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SOURCE:TRT français et agences