Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a présenté à Mascate le “plan préliminaire” de Téhéran visant à gérer l’impasse actuelle avec les États-Unis et à faire avancer les négociations, lors de pourparlers nucléaires indirects, a rapporté vendredi la presse d’État iranienne.
Dans une information consacrée au premier cycle de négociations nucléaires indirectes à Mascate, l’agence de presse officielle IRNA a indiqué que ce “plan préliminaire” avait été remis à la partie omanaise qui assure la médiation des discussions.
Le processus de négociations indirectes a débuté vendredi vers 11 heures, heure iranienne, (7h30 GMT), après plusieurs semaines de tensions accrues entre les deux pays.

Des pays de la région, en particulier la Türkiye, ont joué un rôle clé dans l’apaisement des tensions et dans l’encouragement des deux parties à rouvrir des canaux diplomatiques.
Selon IRNA, le “plan préliminaire” a été transmis à l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, par le ministre omanais des Affaires étrangères et hôte des discussions, Badr Albusaidi.
La partie américaine a achevé l’examen du document, a précisé l’agence iranienne.
L’agence a confirmé qu’Abbas Araghchi et la délégation qui l’accompagne ont ensuite entamé un second cycle de consultations avec le ministre omanais des Affaires étrangères. Lors du premier cycle, les deux parties ont exposé leurs positions et leurs considérations aux hôtes omanais, selon IRNA.
Le rôle d’Oman
Le ministre omanais des Affaires étrangères a tenu vendredi des entretiens séparés avec des responsables américains et iraniens.
Les consultations distinctes d’Albusaidi avec Abbas Araghchi et Steve Witkoff ont “porté sur la création de conditions favorables à la reprise des négociations diplomatiques et techniques”, a indiqué le ministère sur le réseau social X.
Albusaidi a également réaffirmé l’engagement d’Oman à poursuivre son soutien au dialogue, rapprocher les positions des parties et travailler avec différents partenaires afin de parvenir à des solutions politiques consensuelles, conformes aux objectifs et aspirations recherchés.
Ces discussions interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, alimentées par un renforcement militaire américain dans le Golfe et par les menaces répétées d’action militaire formulées par le président américain Donald Trump, à la suite des manifestations qui ont secoué l’Iran depuis la fin du mois de décembre.
Ces derniers jours, plusieurs autres pays, dont la Türkiye, sont également intervenus en proposant leur médiation entre Téhéran et Washington afin de désamorcer les tensions.













