Un groupe de hauts fonctionnaires des Nations unies a publiquement apporté son soutien à la rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, après le lancement d’une campagne de désinformation menée par une ONG pro-israélienne. Les signataires dénoncent des attaques “infondées” visant à discréditer son travail et à entraver son mandat.
Plusieurs responsables onusiens, dont le chef de l’UNRWA Philippe Lazzarini, ont mis en garde contre ce qu'ils ont qualifié comme campagnes coordonnées visant à discréditer les voix qui dénoncent les violations des droits humains à Gaza.
Dans un post publié sur X, Lazzarini a défendu Francesca Albanese, l’experte indépendante mandatée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour surveiller la situation dans les territoires palestiniens occupés, affirmant que les récentes attaques dont elle a fait l'objet visent à réduire au silence les mécanismes indépendants de signalement des violations des droits humains.
Les auteurs de la lettre de soutien estiment que ces attaques s’inscrivent dans une tentative plus large de délégitimation des mécanismes indépendants de l’ONU, en particulier lorsque leurs rapports portent sur la situation dans les territoires palestiniens occupés.
Ils rappellent que les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants nommés par le Conseil des droits de l’homme et qu’ils exercent leurs fonctions à titre bénévole, sans être rémunérés par l’ONU.

Défense de l’indépendance des experts
Dans leur déclaration, les hauts fonctionnaires soulignent que les désaccords politiques ne sauraient justifier des campagnes personnelles visant à saper la crédibilité d’un expert indépendant.
Ils appellent au respect de l’intégrité des procédures onusiennes et rappellent que les critiques doivent s’inscrire dans un cadre factuel et juridique, et non dans des attaques ad hominem.
“Les titulaires de mandat doivent pouvoir s’acquitter de leurs fonctions sans intimidation ni pressions”, indique le texte, qui insiste sur la nécessité de protéger l’espace civique et le travail des mécanismes internationaux de surveillance des droits humains.
La rapporteuse spéciale sur les territoires palestiniens occupés est régulièrement au centre de controverses, notamment en raison de ses rapports critiquant la politique israélienne en Cisjordanie occupée et à Gaza.
Israël conteste son mandat et rejette ses conclusions, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains estiment que ses travaux s’inscrivent dans le cadre du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.












