Le rejet par les sénateurs n’est pas une surprise, ils ont même accéléré le rejet avec une motion visant à rejeter d'emblée le texte en nouvelle lecture. Cette motion a été adoptée par 203 voix pour, et 32 contre. La commission des finances du Sénat, qui s'est réunie mercredi, a décidé de ne pas allonger plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne.
Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson n’en a pas moins critiqué la séquence budgétaire du gouvernement Lecornu à la tribune. “Un triple fiasco", selon lui, "sur le fond", “la méthode employée par le gouvernement" et vis-à-vis du "crédit de la France et la crédibilité de la parole politique".
Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, a, lui, expliqué que son groupe ne prendrait pas part au vote sur la question préalable, visant à rejeter le projet de budget pour 2026, il considère qu’il est nécessaire de “donner un budget à la France”. Les socialistes au Sénat soutiennent donc comme à l’Assemblée le budget de compromis établi pour 2026.
Le texte repart à l’Assemblée
Comme le prévoit la constitution, le texte va revenir devant les députés pour une dernière lecture… et sans doute un nouveau 49.3 demain.
Si 49.3 il y a, des motions de censure devraient suivre et un vote de censure lundi ou mardi. Si elles sont rejetées comme les précédentes, le texte sera adopté de manière définitive et la France aura un budget après quatre mois de débats en tous sens.
"Ce budget, nous en convenons tous, est un budget imparfait. Il ne satisfait pleinement aucun d'entre nous", a déclaré la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à la tribune du Sénat jeudi matin. Elle a toutefois jugé "utile" ce texte de "compromis".












