FRANCE
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France: 9 personnes arrêtées après la mort de l’étudiant d'extrême droite Quentin
Trois jours après la mort de Quentin Deranque, jeune étudiant tabassé par plusieurs individus dans un quartier de Lyon, les policiers ont procédé à neuf interpellations.
France: 9 personnes arrêtées après la mort de l’étudiant d'extrême droite Quentin
Des personnes ont déposé des fleurs dans la rue où a eu lieu le passage à tabac à Lyon / AFP
il y a 2 heures

Sept hommes, deux femmes, tous âgés d'une vingtaine d'années, ont été arrêtés mardi soir. Parmi eux figurent l’assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom a été cité par des témoins des bagarres qui ont eu lieu à quelques rues de la conférence de Rima Hassan.
Jacques-Elie Favrot est l’un des fondateurs de la Jeune Garde, un groupe antifasciste né à Lyon et dissous en 2024 par Gérald Darmanin.

Lundi, le procureur de Lyon Thierry Dran avait indiqué dans une conférence de presse que les coups mortels reçus par Quentin Deranque jeudi ont été portés par au moins six individus masqués et cagoulés, cinq d’entre eux sont identifiés. Le militant nationaliste est mort deux jours plus tard, après avoir été hospitalisé.

L'enquête, ouverte pour "homicide volontaire" et "violences aggravées par trois circonstances [en réunion, dissimulation du visage et port d'armes]", et "association de malfaiteurs dans l'intention de commettre un délit", a été confiée à la division criminelle territoriale de la police de Lyon.

Un lien avec l’ultragauche

Les liens entre ce drame et l'ultra gauche semblent se préciser car les autres personnes interpellées sont toutes identifiées comme faisant partie de cette mouvance.

La contre-manifestation organisée par l’extrême droite visait à empêcher une conférence où Rima Hassan, eurodéputée LFI, devait prendre la parole. Quentin, la victime, faisait partie du service sécurité de la contre-manifestation. Il semble que des affrontements ont eu lieu dans les rues adjacentes entre militants des deux bords. Des vidéos publiées mardi montrent des batailles rangées à coups de béquilles, gaz lacrymogènes, coups de pieds et de poings, voire même de parapluie. 


L’affaire est devenue politique. La France Insoumise est pointée du doigt par la plupart des élus pour avoir inciter à cette violence en politique. Ce mercredi à l’Assemblée nationale, le Premier ministre s’est même emporté contre Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI. Après que celle-ci a critiqué l’absence de dispositif policier autour de cette conférence. Sébastien Lecornu a manifesté sa colère en déclarant: “il est temps que vous fassiez le ménage, le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs”.

SOURCE:TRT français et agences