Samedi dernier, Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, a été tué par un agent de l’ICE lors d’une manifestation à Minneapolis, dans le cadre d’une opération fédérale.
C’est au moins la troisième fusillade impliquant des agents fédéraux dans la ville depuis le début de janvier, après la mort de Renée Good, une mère de famille de 37 ans, abattue par un agent de l’ICE le 7 janvier, et un second incident survenu peu après.
Plusieurs figures de l’extrême droite ont publiquement défendu l’action des autorités américaines et salué la politique migratoire de Donald Trump, qu’elles présentent comme un modèle transposable en Europe.
“Accidents malheureux”
L’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal a ainsi qualifié ces meurtres “d’accidents malheureux”.
Invitée sur France Inter lundi, elle a estimé partager avec le président américain “un certain nombre de combats communs”, citant notamment “la lutte contre l’immigration”, l’insécurité liée au narcotrafic et la dénonciation du “wokisme”.
Elle a également affirmé que Donald Trump démontrait qu’”on peut reprendre le pas sur le gouvernement des juges”, expliquant que la “volonté politique” devait, selon elle, primer sur la “techno-bureaucratie” et les contre-pouvoirs judiciaires.
Interrogée sur les opérations menées par l’ICE à Minneapolis, Marion Maréchal a minimisé la portée des faits, évoquant des “militants d’extrême gauche qui s’interposent dans l’action policière”, ajoutant: “je ne suis pas là pour faire la police de la police américaine”.
Elle a par ailleurs critiqué la couverture médiatique de ces événements, estimant qu’elle était disproportionnée par rapport à des faits divers impliquant des personnes en situation irrégulière en France.

“Adapter aux structures françaises”
Au lendemain du meurtre d’Alex Pretti, sur BFMTV, le député RN, Laurent Jacobelli, a de son côté rappelé que les personnes en situation irrégulière “doivent être ramenées dans leur pays d’origine”, précisant que ce travail relevait à la fois de la police et de la justice.
L’ex-député RN Nicolas Conquer, a, quant à lui, dénoncé sur TV5 Monde, comme “criminelle” toute comparaison entre l’ICE et la Gestapo. Il a affirmé que Donald Trump cherchait à “guérir l’Amérique de ses maux progressistes”.
Même son de cloche du côté Zemmour. Sur BFMTV, le président de Reconquête, a déclaré qu’il faudrait être “impitoyable” contre l’immigration et s’est dit favorable à la création en France d’une méthode comparable à la police de l’immigration américaine, “adaptée aux structures françaises”.
Enfin, sur la chaîne d'extrême droite CNews, l’ancien avocat et conseiller d’État Arno Klarsfeld a appelé à organiser de “grandes rafles” contre les personnes en situation irrégulière, en s’inspirant des méthodes de l’ICE. Ces propos ont conduit à la saisine de la justice et de l’ARCOM.

















