Les élections municipales arrivent à grands pas et Yann Bompard, maire d’Orange qui a succédé à son père Jacques Bompard ne pourra pas se représenter.
Le maire d'Orange (Vaucluse), Yann Bompard, a été condamné lundi à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire alors qu’il était devenu maire d’Orange.
Yann Bompard, maire d'Orange (Vaucluse) et élu de la Ligue du Sud, parti régional d’extrême droite, va devoir quitter ses fonctions et ne peut se présenter aux prochaines élections municipales du 15 et 22 mars prochain.
La famille Bompard est à la tête d’Orange depuis 1995. Jacques, le père, élu avec le soutien du FN, ensuite Yann, le fils, arrivé à la tête de la ville le 30 novembre 2021 à la suite de la condamnation de son père pour prise illégale d’intérêts avec inéligibilité.

Une nouvelle affaire d’assistant parlementaire pour le RN
Il s’agit à nouveau d’une affaire d’assistant parlementaire qui touche le Rassemblement national mais cette fois au parlement français et non pas au parlement européen comme pour Marine Le Pen et 10 cadres du RN. Leur procès en appel est en cours jusque mi-février à Paris. Marine Le Pen a été condamnée en première instance à 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Le tribunal correctionnel de Marseille a ce matin également condamné la députée Rassemblement National Marie-France Lorho à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour ne pas avoir mis fin au contrat de travail de collaborateur parlementaire de Yann Bompard entre 2021 et 2023 alors qu’il avait pris la tête de la mairie d’Orange pour remplacer son père.
Les deux prévenus ont été condamnés à des amendes de 10 000 et 15 000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75 000 euros à l’Assemblée nationale, partie civile dans cette affaire.
Le tribunal a rappelé que leur statut d’élu de la République leur conférait “un devoir d’exemplarité exacerbé”, et qu’en ce sens les délits de détournement de fonds public, de recel de détournement de fonds publics et pour Mme Lorho, de subornation de témoin, étaient “particulièrement graves”.
Expliquant la décision d’exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n’étaient “pas aptes à exercer [leurs] fonctions et ce dès aujourd’hui”.



















