C’est un scandale sanitaire. En l’espace d’une quinzaine de jours, plusieurs géants de l’alimentation ont procédé à des rappels massifs de laits infantiles après détection d’une toxine potentiellement dangereuse pour les nourrissons.
Nestlé, puis Lactalis, et plus récemment le groupe Vitagermine (marque Babybio Optima) ont retiré des lots de préparations pour nourrissons à la suite de contrôles révélant la présence de céréulide.
Il y a environ quinze jours, Nestlé annonçait le rappel de certaines références de ses laits infantiles Guigoz et Nidal. Le groupe Lactalis a enchaîné quelques jours plus tard avec le rappel de six lots de la marque Picot. Dimanche 25 janvier, Vitagermine a à son tour rappelé trois lots de Babybio Optima.
Une toxine mise en cause
Toutes ces opérations de retrait visent la même menace sanitaire : la céréulide. Cette toxine bactérienne peut entraîner des troubles digestifs chez les tout-petits, ce qui alerte fortement pédiatres et parents. Face à ces découvertes, l’inquiétude gagne les familles et l’opinion publique.
Des investigations sont en cours concernant les rappels liés à Lactalis et Nestlé. Par ailleurs, deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après le décès de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé — des liens de causalité qui n’ont pas encore été établis, mais qui renforcent la gravité de la crise et la pression sur les industriels.
Que faire si vous avez l’un de ces produits ?
Vitagermine demande de ne plus consommer les lots Babybio Optima concernés et de jeter le produit.
Lactalis demande explicitement aux consommateurs de ne pas rapporter les produits en magasin. La procédure demandée requiert une prise d’une photo claire avec le numéro de lot au fond de la boîte et l’envoyer, avec les coordonnées postales du client, au service consommateurs Picot.
Nestlé a mis en ligne une page d’information expliquant les risques, les symptômes à surveiller et les démarches à suivre. La marque invite aussi à ne pas faire consommer les produits concernés, à photographier la face avant et le code lot sous chaque boîte, puis à envoyer ces photos avec les coordonnées du client au Service Consommateur dédié pour obtenir un bon d’achat avant de jeter le produit.
Ce scandale sanitaire soulève des questions majeures sur le contrôle de la sécurité des laits infantiles et la responsabilité des industriels. Les enquêtes en cours devront éclaircir les causes des contaminations et déterminer d’éventuelles responsabilités pénales ou réglementaires.


















