Selon l’enquête, environ la moitié des comptes politiquement actifs sur les réseaux sociaux israéliens ne correspondraient pas à de véritables utilisateurs.
De nombreux bots seraient utilisés pour relayer rapidement les publications du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de membres de sa coalition de droite.
Cette enquête, citée par Channel 12, note que ces comptes aiment et partagent les contenus quelques secondes seulement après leur mise en ligne, afin d’influencer les algorithmes des plateformes et d’accroître leur visibilité auprès d’un public plus large.

Jonathan Hasidim, membre du groupe de recherche Scooper, explique que des vidéos publiées par le Premier ministre, parfois longues de plusieurs minutes et en hébreu, enregistrent dès les premières secondes des partages provenant majoritairement de comptes localisés à l’étranger.
Selon lui, ce schéma est récurrent et constitue un indicateur d’activité automatisée.
Le reportage mentionne notamment comme exemples de messages ayant connu une amplification rapide et atypique des publications critiques à l’encontre du mouvement de protestation Brothers in Arms ainsi que des réactions officielles à des faits divers, dont l’assassinat du policier Niv Peretz.
Dans ces cas, une forte proportion des premières interactions proviendrait de comptes étrangers, avant un ralentissement progressif de l’activité.
Selon l’enquête, si les commentaires associés à ces publications sont souvent négatifs, les partages présentent majoritairement un ton positif, ce qui renforcerait l’hypothèse d’une mobilisation de bots.
Channel 12 indique également que certaines campagnes combineraient l’action d’influenceurs humains et celle de réseaux automatisés pour maximiser leur diffusion.
L’enquête souligne également que des bots seraient utilisés pour diffuser des contenus diffamatoires, permettant à leurs auteurs de contourner les législations encadrant les fausses accusations publiques.

Des campagnes de ce type auraient visé, selon les experts interrogés, la figure du mouvement de protestation antigouvernemental Shikma Bressler, le chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir, ainsi que les familles d’otages détenus à Gaza.
Enfin, les experts interrogés rappellent que le phénomène des bots politiques est mondial. Certains de ces comptes sont rudimentaires et facilement identifiables, tandis que d’autres reposent sur des technologies d’intelligence artificielle avancées, les rendant plus difficiles à distinguer des utilisateurs réels.
















