Le groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) a annoncé mardi avoir saisi la justice après l’organisation d’une réunion politique du Rassemblement national (RN) dans la Grande Synagogue de Lille.
LFI affirme qu’une réunion publique du RN s’est tenue le 28 janvier dans la synagogue, en pleine campagne municipale, en présence de militants du parti et de leur candidat tête de liste aux élections municipales, le député européen Mathieu Valet.
Selon le communiqué, l’essayiste Éric Naulleau y a présenté un ouvrage critique envers Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.
LFI estime que cet événement constitue une infraction à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, qui interdit l’organisation de réunions politiques dans les lieux de culte. Les députés du Nord Ugo Bernalicis, David Guiraud et Aurélien Le Coq ont saisi le procureur de la République de Lille sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Le parti évoque un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Agression dénoncée à la gare Montparnasse
Dans un second communiqué, LFI a également dénoncé une agression survenue dimanche 1er février en gare Montparnasse, où plusieurs cheminots auraient été insultés et menacés. Selon le groupe parlementaire, l’un des agents aurait été frappé par le député de la majorité présidentielle Mickaël Cosson.
La France insoumise qualifie ces faits d’“inadmissibles”, soulignant qu’ils visent des agents exerçant une mission de service public. Le groupe apporte son soutien aux cheminots concernés et demande à la direction de la SNCF de déposer plainte, conformément à la demande formulée par la CGT.
LFI affirme qu’elle continuera à se mobiliser pour la défense de la laïcité et des agents du service public, et pour que les responsabilités soient établies dans ces deux affaires. Les relations entre le gouvernement et les syndicats de cheminots restent, par ailleurs, tendues depuis plusieurs années, notamment en raison des réformes du secteur ferroviaire, des suppressions de postes et de mouvements sociaux à répétition autour des conditions de travail et du service public.











