Emmanuel Macron s’exprimait lors de son discours annuel devant les ambassadeurs français, réunis à Paris.
Dans son allocution, le chef de l’État a évoqué une “vraie tentation de se partager le monde” entre “grandes puissances”, faisant référence aux rapports de force croissants entre les États-Unis, la Chine et la Russie.
“Agressivité néocoloniale”
Il a estimé que les États-Unis “s’affranchissent des règles internationales” et que les relations diplomatiques sont de plus en plus marquées par une “agressivité néocoloniale”.
"Nous, nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme, mais nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme", a-t-il lancé.
"Ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens. Plus d'autonomie stratégique, moins de dépendance à l'égard des Etats-Unis comme de la Chine", a-t-il insisté.
Emmanuel Macron a notamment déclaré que les États-Unis “se détournent progressivement” de certains alliés, tout en soulignant le dysfonctionnement croissant des mécanismes de gouvernance internationale.
“Les instances du multilatéralisme fonctionnent de moins en moins bien”, a-t-il affirmé.
Il a également appelé le G7 et les "grands émergents" à réformer la gouvernance mondiale et l'ONU.
Régulation européenne
Emmanuel Macron a, en outre, exhorté à "défendre" et "consolider" la régulation européenne du secteur de la tech qui est la cible des Etats-Unis.
Les législations européennes "DSA et le DMCA sont deux régulations à défendre, à consolider", a déclaré le président français dans un discours aux ambassadeurs de France.
"Le bouclier démocratique européen prépare la Commission européenne et nous continuerons en France de prendre des initiatives sur cet agenda", a-t-il ajouté.
Il a appelé à déployer dès cette année un agenda "accéléré" de préférence européenne en matière de commerce, relevant l'importance de l'agenda "de simplification de marché unique, marché unique des capitaux, parce qu'il faut vraiment que cette Europe à 450 millions (d'habitants, NDLR) existe" et qu'elle "soit plus réelle".
Ce discours intervient quelques jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des forces militaires américaines.











