Cette décision, dévoilée par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, vise à renforcer la protection de la santé publique, à garantir une concurrence équitable pour les agriculteurs français et européens, et à répondre aux préoccupations environnementales croissantes.
Les substances concernées, dont l’utilisation est prohibée sur le territoire européen en raison de leurs effets jugés nocifs pour la santé humaine et les écosystèmes, continuent d’être employées dans certains pays tiers.
Jusqu’à présent, des denrées produites à l’étranger avec ces pesticides pouvaient encore être importées et commercialisées en France, suscitant de vives critiques de la part du monde agricole et des organisations environnementales.
Selon le gouvernement, cette suspension s’inscrit dans une logique de “cohérence sanitaire et environnementale”. “Il n’est pas acceptable d’interdire des produits à nos agriculteurs tout en autorisant l’importation de denrées qui ne respectent pas les mêmes normes”, a souligné le ministère, évoquant également la nécessité de préserver la confiance des consommateurs.

Des contrôles renforcés seront mis en place aux frontières afin de vérifier la conformité des produits importés. Les autorités sanitaires procéderont à des analyses ciblées et pourront refuser l’entrée sur le territoire de lots ne respectant pas les nouvelles exigences. Cette mesure pourrait concerner en priorité certains fruits, légumes et céréales importés de pays hors UE.
La décision française a été saluée par plusieurs syndicats agricoles, qui dénonçaient depuis longtemps une “concurrence déloyale” imposée aux producteurs européens. Les associations de défense de l’environnement y voient également un signal fort en faveur d’une agriculture plus durable et respectueuse de la biodiversité.
Toutefois, la mesure suscite des interrogations du côté des partenaires commerciaux de la France, certains redoutant des tensions commerciales ou des représailles. Le gouvernement assure pour sa part que cette suspension est conforme aux règles européennes et internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, dès lors qu’elle repose sur des impératifs sanitaires avérés.
À terme, Paris espère que cette initiative encouragera une harmonisation plus stricte des règles au niveau européen et incitera les pays exportateurs à adapter leurs pratiques agricoles aux standards de l’UE.









