Mardi, la Somalie a condamné l'"incursion non autorisée" du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, au Somaliland, appelant Tel-Aviv à "cesser immédiatement" toute action portant atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Somalie.
La visite de M. Saar constitue une "ingérence inacceptable" dans les affaires intérieures d'un État membre souverain de l'ONU, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié mardi.
La Somalie a affirmé que de telles actions violaient la Charte des Nations unies, l'Acte constitutif de l'Union africaine et les normes établies des relations internationales, notamment l'égalité souveraine, l'intégrité territoriale et le principe de non-ingérence.
Elle a déclaré que le Somaliland était une "partie intégrante et indissociable" de la Somalie.
Mogadiscio a déclaré que toute présence, tout contact ou toute intervention officielle sur son territoire sans le consentement explicite du gouvernement fédéral était illégal, nul et non avenu.
Le chef de la diplomatie somalienne a exhorté l'ONU, l'Union africaine, la Ligue des États arabes, l'Organisation de la coopération islamique et les autres partenaires internationaux à réaffirmer leur soutien à la souveraineté de la Somalie et à ses frontières internationalement reconnues "en des termes clairs et sans équivoque".
"La Somalie se réserve le droit de prendre toutes les mesures diplomatiques et juridiques appropriées, conformément au droit international, pour sauvegarder sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale", a-t-il ajouté.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est arrivé mardi au Somaliland, région séparatiste de Somalie, près de deux semaines après la reconnaissance de cette région par Tel-Aviv, qui avait suscité l'indignation internationale, selon les médias.
Le 26 décembre, Israël a annoncé la reconnaissance officielle du Somaliland comme État indépendant et souverain, faisant de Tel-Aviv le seul pays au monde à reconnaître cette région séparatiste.
Cette décision israélienne a provoqué une vive réaction au niveau régional, notamment de la part des pays arabes, qui l'ont qualifiée “d'illégale et de menace pour la paix et la sécurité internationales”.
La Somalie a réaffirmé son attachement ferme et non négociable à sa souveraineté, à son unité nationale et à son intégrité territoriale, rejetant la démarche israélienne.
Le Somaliland, qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle depuis sa déclaration d'indépendance de la Somalie en 1991, fonctionne de facto comme une entité administrative, politique et sécuritaire indépendante, et ses dirigeants sont dans l'incapacité d'obtenir une reconnaissance internationale de cette indépendance.


















