Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est arrivé au Somaliland, région séparatiste de Somalie, près de deux semaines après la reconnaissance de cette région par Tel-Aviv, qui a suscité l'indignation internationale, ont rapporté les médias israéliens.
Saar devrait rencontrer le président autoproclamé du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, lors de cette visite, a indiqué une source diplomatique somalilandaise à la chaîne israélienne i24NEWS.
Les deux responsables devraient tenir une conférence de presse conjointe plus tard dans la journée, a précisé la source mercredi.
Cette dernière a déclaré que cette visite visait à renforcer la coopération politique et stratégique entre Israël et le Somaliland.
Le ministère israélien des Affaires étrangères n'a fait aucun commentaire concernant ce déplacement.
Renforcer l’influence militaire israélienne dans la Corne de l’Afrique
La décision d’Israël de reconnaître le Somaliland a suscité de vives critiques aux Nations unies. Le Pakistan, des membres de la Ligue arabe et plusieurs membres du Conseil de sécurité ont averti que cette reconnaissance pourrait être liée à des projets de déplacement forcé des Palestiniens de Gaza ou à une volonté d’étendre la présence militaire israélienne dans la Corne de l’Afrique.
Les critiques ont également affirmé que la reconnaissance du Somaliland, internationalement considéré comme faisant partie de la Somalie, violait la Charte des Nations unies.
Israël est devenu le premier pays au monde à reconnaître le Somaliland comme un État souverain, s’attirant les condamnations de la Türkiye et de pays d’Afrique et du Moyen-Orient, entre autres.
Le Somaliland, qui ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle depuis sa déclaration d’indépendance de la Somalie en 1991, fonctionne de facto comme une entité administrative, politique et sécuritaire indépendante.
Le gouvernement somalien refuse de reconnaître le Somaliland comme un État indépendant, le considérant comme faisant partie intégrante de son territoire et perçoit toute transaction ou interaction directe avec lui comme une violation de la souveraineté et de l’unité du pays.
















