MOYEN-ORIENT
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Human Rights Watch appelle la Hongrie à arrêter Netanyahu lors de sa visite
L’organisation de défense des droits humains affirme que la Hongrie reste membre de la Cour pénale internationale (CPI) et demeure donc tenue d’arrêter et de remettre toute personne recherchée par la juridiction.
Human Rights Watch appelle la Hongrie à arrêter Netanyahu lors de sa visite
Netanyahu s’était déjà rendu en Hongrie en avril 2025 sans être arrêté. / AP
il y a 6 heures

À la veille d’une visite prévue, Human Rights Watch a appelé, vendredi, les autorités hongroises à arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’il entre sur le territoire.

La visite, prévue ce samedi, intervient quelques semaines avant les élections générales hongroises du 12 avril.

“Malgré sa décision de se retirer de la CPI (Cour pénale internationale), la Hongrie reste un pays membre et demeure tenue d’arrêter et de remettre les personnes recherchées par la Cour”, a rappelé Alice Autin, chercheuse en justice internationale à Human Rights Watch.

“En ne respectant pas cette obligation, pour la deuxième fois en moins d’un an, la Hongrie renforcerait encore l’impunité pour les crimes graves en Palestine et trahirait une fois de plus des victimes privées de justice depuis bien trop longtemps”, a-t-elle ajouté.

Cet appel intervient après que la CPI a émis en 2024 des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes présumés contre l’humanité et des crimes de guerre à Gaza depuis octobre 2023.

Tous deux restent des fugitifs recherchés par la CPI.

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Retrait du traité de la CPI

Netanyahu s’était déjà rendu en Hongrie en avril 2025 sans être arrêté. La Hongrie a officiellement annoncé son intention de se retirer du traité de la CPI, une décision qui doit prendre effet le 2 juin et qui a suscité des critiques de la part de juristes internationaux et de la société civile.

Human Rights Watch a également dénoncé la poursuite des attaques militaires israéliennes au Liban, à Gaza et contre l’Iran, soulignant “la nécessité urgente de respecter l’État de droit et de soutenir des voies crédibles vers la justice”.

L’organisation a aussi appelé l’Union européenne et les États membres de la CPI à faire pression sur la Hongrie pour qu’elle revienne sur sa décision de retrait et coopère avec la Cour.

“Le silence et l’inaction persistante de l’UE risquent d’envoyer un message dangereux d’acquiescement alors que le gouvernement israélien continue d’être responsable d’atrocités”, a déclaré Autin.

Israël a lancé en octobre 2024 une guerre qualifiée de génocidaire contre Gaza, qui a fait plus de 71 000 morts, plus de 172 000 blessés et détruit environ 90 % des infrastructures civiles de l’enclave, le coût de la reconstruction étant estimé par l’ONU à environ 70 milliards de dollars.

Malgré une trêve conclue en octobre 2025, Israël a poursuivi ses attaques quotidiennes, tuant au moins 677 Palestiniens et en blessant 1 813 autres depuis le cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza.

SOURCE:TRT français et agences