Le président français a soutenu que l'Europe devait se préparer à de nouveaux affrontements avec les États-Unis et considérer l'incident du Groenland comme un signal d'alarme pour mener à bien des réformes économiques longtemps retardées et renforcer le pouvoir mondial de l'Union.
Dans des interviews publiées, ce mardi, dans plusieurs journaux européens, Macron a indiqué que l'Europe ne devait pas confondre une accalmie des tensions avec Washington avec un changement durable, malgré la fin apparente des différends concernant le Groenland, le commerce et la technologie.
"Face à un acte d'agression manifeste, je pense que nous ne devons ni céder ni tenter de trouver un arrangement. Nous avons essayé cette stratégie pendant des mois. Cela ne fonctionne pas", a déclaré M. Macron à plusieurs journaux, dont Le Monde et le Financial Times.
Macron a précisé que l'administration Trump était "ouvertement anti-européenne" et cherchait à "démembrer" l'UE.
Attaque possible sur la réglementation numérique
"Les États-Unis vont, dans les prochains mois – c'est certain –, nous attaquer sur la réglementation numérique", a ajouté Macron, mettant en garde contre d'éventuelles taxes douanières américaines sur les importations si le président américain Donald Trump utilisait la loi sur les services numériques (DSA) pour contrôler les entreprises technologiques.
Le dirigeant français a également réitéré son appel à de nouveaux emprunts communs, tels que des euro-obligations, arguant que cela permettrait à l'UE d'investir massivement et de contester l'hégémonie du dollar américain.
Les dirigeants européens se réuniront à Bruxelles jeudi pour un sommet où ils discuteront des mesures visant à renforcer l'économie de l'UE et à la rendre plus compétitive face aux États-Unis et à la Chine sur la scène internationale.











