La Ligue arabe a condamné la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles par Israël, notamment pendant le mois de Ramadan, déclarant qu'Israël n'avait aucun droit d'empêcher les musulmans de s'y recueillir.
Dans un communiqué publié dimanche, l’organisation régionale a déclaré que cette mesure constituait une violation flagrante du droit international et pourrait avoir de graves répercussions sur la paix et la sécurité régionales et internationales.
Il a également appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il mette fin à ses actions illégales sur les lieux saints de Jérusalem et respecte la liberté de culte.
Cette déclaration intervient alors qu'Israël maintient la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est occupée, fermée depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tout en n'autorisant qu'une cinquantaine de fidèles à prier à la mosquée Ibrahimi, en Cisjordanie occupée.
“Liberté de culte”
Des responsables palestiniens ont déclaré que les restrictions israéliennes imposées à la prière à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem et à la mosquée Ibrahimi à Hébron “violent la liberté de culte” et visent à asseoir le contrôle d'Israël sur ces deux lieux saints.
Israël a divisé la mosquée Ibrahimi en 1994, attribuant environ 63 % du site aux fidèles juifs et 37 % aux musulmans, à la suite dumassacre perpétré par des colons le 25 février de la même année, qui a coûté la vie à 29 fidèles musulmans.
La mosquée est normalement ouverte aux fidèles musulmans seulement dix jours par an, notamment les vendredis du Ramadan, la Nuit du destin (Laylat al-Qadr), l'Aïd al-Fitr, l'Aïd al-Adha, Isra et Mi'raj, l'anniversaire du prophète Mahomet et le Nouvel An islamique.
Durant les derniers jours du Ramadan, la mosquée est généralement bondée de fidèles et est ouverte aux musulmans la 27e nuit du Ramadan et pendant l'Aïd. La mosquée Ibrahimi est située dans la vieille ville d'Hébron, une zone sous contrôle israélien total.














