Le président Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis étaient prêts à prendre des “mesures très fermes” si les informations selon lesquelles l'Iran envisage d'exécuter des manifestants se confirment.
“Je n'ai pas entendu parler de pendaisons. S'ils les pendent, vous allez voir des choses… Nous prendrons des mesures très fermes s'ils font une chose pareille”, a déclaré Trump lors d'une interview accordée à CBS News.
Interrogé sur sa stratégie finale concernant l'Iran, Trump a répondu : “Ma stratégie finale est de gagner. J'aime gagner.”
Ces propos de Trump font suite à une question sur un message qu'il avait publié plus tôt sur son réseau social Truth Social, où il affirmait : “L'aide arrive.”
“Eh bien, une aide importante est en route, sous différentes formes, notamment économique…”, a-t-il déclaré.
Soulignant l'absence de chiffres précis sur les victimes des manifestations en cours en Iran, il a ajouté que personne n'a été en mesure de fournir des chiffres exacts sur le nombre de personnes tuées.
“Vous savez, s'ils veulent manifester, c'est une chose, mais quand ils commencent à tuer des milliers de personnes, et maintenant vous me parlez de pendaison, nous verrons bien comment cela se terminera pour eux. Ça ne se terminera pas bien”, a-t-il affirmé.
“ Les citoyens américains devraient quitter l'Iran immédiatement”.
Citant des organisations non gouvernementales iraniennes basées aux États-Unis et en Norvège, la chaîne américaine Fox News a rapporté lundi que la famille du manifestant arrêté Erfan Soltani avait été informée que le jeune homme de 26 ans avait été “condamné à mort” et que la sentence devait être exécutée mercredi.
L'ambassade américaine virtuelle en Iran a incité les Américains mardi à quitter l’Iran sans délai, face à l'escalade des troubles à travers le pays alors que l'accès à internet est coupé depuis cinq jours. Toutefois, les services téléphoniques internationaux ont repris sporadiquement.
Les citoyens américains doivent quitter l'Iran immédiatement. Envisagez un départ par voie terrestre vers la Türkiye ou l'Arménie, si cela est possible en toute sécurité”, indique l'alerte de sécurité, exhortant les Américains à préparer leur départ sans l'aide de leur gouvernement.
Les binationaux américano-iraniens doivent quitter l'Iran munis d'un passeport iranien, précise l'ambassade, ajoutant que le gouvernement iranien ne reconnaît pas la double nationalité et considère les binationaux comme de simples citoyens iraniens.
“La simple présentation d'un passeport américain ou la démonstration de liens avec les États-Unis peut suffire aux autorités iraniennes pour procéder à une arrestation”, avertit l'ambassade.
La France condamne
Emboîtant le pas aux États-Unis, la France condamne "la violence d'Etat qui s'est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot qui a convoqué l’ambassadeur d’Iran en France.
"Mais nous ne nous arrêterons pas là. Il ne saurait y avoir aucune impunité pour ceux qui tournent leur fusil contre des manifestants pacifiques", a déclaré Jean-Noël Barrot devant les députés.
Les Etats-Unis et Israël mis à l'index
De son côté, l'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies accuse le président américain Donald Trump d’encourager la déstabilisation de son pays et d'inciter à la violence dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU.
Dans le même sillage, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué dans un communiqué suite à un appel téléphonique avec son homologue des Émirats arabes unis (EAU) que les récents troubles en Iran sont le résultat d'une “incitation” soutenue par Israël et les États-Unis.
Du reste, l'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, a rencontré durant le week-end le fils aîné du chah déchu d’Iran, Reza Pahlavi, selon le média Axios.
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