L'armée israélienne a annoncé mardi que ses forces avaient commencé à mener une opération d'incursion terrestre dans le sud du Liban, dans le but d'établir ce qu'elle a qualifié de "zone de sécurité", précisant qu'elles se positionnent sur des "points stratégiques".
Dans un communiqué, l'armée a indiqué que ses forces ont lancé ce qu'elle a qualifié d'"opération de défense avancée des localités du nord".
Elle a précisé que "les forces de la 91e division opèrent dans le sud du Liban et se positionnent sur un certain nombre de points stratégiques dans la région (non précisés)", dans le cadre de ce qu'elle a décrit comme un "renforcement du système de défense frontale".
Elle a ajouté qu'elle "œuvre à créer une couche de sécurité supplémentaire pour les habitants du nord en menant des frappes aériennes de grande envergure contre des infrastructures du Hezbollah, dans le but de contrecarrer les menaces et d'empêcher toute tentative d'infiltration sur le territoire israélien".
Ni le gouvernement libanais ni le Hezbollah n'ont immédiatement réagi à l'annonce israélienne.
Bombardements israéliens
L'armée israélienne a annoncé mardi matin mener "des frappes simultanées à Téhéran et à Beyrouth", contre des “objectifs militaires iraniens et du Hezbollah”.
La chaîne de télévision Al-Manar a annoncé dans la nuit de lundi à mardi que ses locaux dans la banlieue sud de la capitale libanaise avaient été bombardés.
Comme la veille, l'armée israélienne a exhorté les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements imminents.
Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale après des frappes lancées par le Hezbollah en direction d’Israël pour "venger" la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
L'armée israélienne a lancé une série de frappes aériennes sur le Liban faisant au moins 31 morts et 149 blessés, selon le ministère de la Santé libanais.
Le gouvernement libanais avait décidé lundi d'interdire toutes les activités militaires du Hezbollah et exigé qu'il "remette ses armes à l’État".













