Le Conseil fédéral a décidé, lundi, de bloquer avec effet immédiat et à titre préventif, les éventuels avoirs en Suisse du président vénézuélien Nicolas Maduro et de 36 autres personnes qui lui sont liées. Cela inclut son épouse, Cilia Flores, et ses trois beaux-fils.
La Suisse entend ainsi éviter que des avoirs "acquis de manière illicite" ne quittent la Suisse a indiqué, lundi, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Si des procédures judiciaires viennent à révéler que ces fonds sont d'origine illégale, la Suisse veillera à ce qu'ils soient "restitués au profit de la population vénézuélienne", a-t-il poursuivi. L’administration ne donne, par contre, aucun chiffre sur les sommes concernées.
Seuls Nicolas Maduro et quelques proches sont concernés, mais les membres du gouvernement actuel à Caracas ne le sont pas.
Ces blocages des avoirs complètent les sanctions imposées au Venezuela depuis 2018 et visent des personnes qui n'ont fait l'objet d'aucune sanction en Suisse jusqu'à présent, précise le DFAE. Ce blocage ouvre la voie à de futures procédures d'entraide judiciaire et précise la Suisse, Washington n’est pas intervenu pour obtenir ce blocage.
Inculpé pour trafic de drogue
Le président vénézuélien Nicolas Maduro est désormais détenu à New York. Il a été présenté ce lundi devant un juge fédéral et inculpé pour trafic de drogue. Quatre chefs d’accusation sont retenus dont possession d’armes et conspiration de narcotrafic. Son épouse et ses beaux-fils ont également été inculpés.
Cette première audience - dite "d'accusation" - marque le lancement d'une procédure judiciaire visant à déterminer si le président vénézuélien peut être jugé aux États-Unis. Lors de cette audience, Nicolas Maduro a plaidé non coupable et clamé son innocence.
L'armée américaine a lourdement bombardé le Venezuela, faisant plusieurs dizaines de morts samedi. À la suite de ces événements, la situation est "instable" et plusieurs scénarios sont envisageables dans les jours et les semaines à venir, écrit le DFAE. La Suisse a appelé à la désescalade, à la retenue et au respect du droit international, "y compris l'interdiction du recours à la force et le principe du respect de l'intégrité territoriale".







