Le bilan de la soirée du second tour des élections municipales est net. Selon des estimations Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, RMC et Le Figaro, la droite (LR/UDI/DVD) remporte 1300 municipalités ou villes métropolitaines.
Bruno Retailleau, le président des Républicains a donc fait une déclaration victorieuse au soir de ce scrutin, rappelant que les Républicains restait le premier parti de France au niveau local. “Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale en France, “ a-t-il insisté dans cette France “ qui n’est plus regardée, celle des villes moyennes et des communes rurales”.
La droite s’est même offert quelques nouvelles mairies comme Besançon, Clermont-Ferrand pourtant socialiste depuis des décennies et Brest, mais il n’y a pas eu de vague bleue et le parti n’a pas réussi à prendre de grandes villes. Rachida Dati a chuté à Paris avec environ 40% des suffrages, à Marseille, Martine Vassal dépasse à peine 5 % et à Lyon, Jean-Michel Aulas, soutenu par LR, n’a pas réussi à reprendre la ville à l’écologiste Grégory Doucet.

Les alliances, ça ne marche pas
En face, le parti socialiste affiche un résultat satisfaisant mais perd de vieilles villes socialistes. Le PS et ses alliés de gauche conservent les grandes villes françaises où ils étaient bousculés comme Paris, Marseille mais ils perdent certains bastions socialistes comme Clermont-Ferrand, socialiste depuis la Libération, ou Brest, socialiste depuis 37 ans, ou encore Besançon, Cherbourg et Tulle.
Autre leçon de la soirée, l’alliance ou le front anti-fasciste n’a pas fonctionné, le rapprochement PS-la France insoumise n’a pas performé dans les urnes.
Toulouse reste à droite et l’ancien LR Jean-Luc Moudenc conserve le Capitole, face à l'alliance entre LFI et le PS et pourtant l’insoumis François Piquemal était arrivé en tête du premier tour.
A Limoges, après avoir fusionné avec la liste du PS, le député LFI de Haute-Vienne n’a finalement obtenu que 40,7 % des voix, l’ancien adjoint LR aux finances Guillaume Guérin devient maire avec 51,4 des voix.
Le RN tisse sa toile dans les villes moyennes
La France Insoumise a tout de même engrangé deux victoires notables. Elle a réussi à faire élire David Guiraud avec 55% des voix à Roubaix dans le Nord et a pris la ville du Tampon à la Réunion avec la victoire d’Alexis Chaussalet.
L’extrême droite a également progressé mais surtout dans les villes moyennes comme Liévin ou la Seyne-sur-mer, elle conforte son ancrage local, ce qui lui manquait cruellement mais elle ne remporte aucune des villes qu’elle avait jugée prioritaire comme Marseille, Nîmes ou Toulon, où Laure Lavalette, arrivée en tête au premier tour, a perdu.
Marine le Pen s’est félicitée dimanche soir de “la confirmation de la stratégie d'implantation locale du Rassemblement national” pour avoir fait élire des dizaines de maires et des milliers de conseillers municipaux RN”, la victoire reste limitée car aucune des grandes villes symboles n’est tombée dans son escarcelle.
Une exception cependant avec la victoire à Nice d’Eric Ciotti, de l’UDR (Union des droites pour la République) avec 45 % des voix face au maire sortant Horizons Christian Estrosi (39,5 %). Christian Estrosi qui a annoncé son retrait de la vie politique dès hier soir.


















