Un sous-marin de la Royal Navy à propulsion nucléaire est arrivé en mer d'Arabie, doté de la capacité de lancer des missiles de croisière contre l'Iran en cas d'escalade du conflit, selon des sources militaires citées par la presse britannique.
Selon ces médias, le HMS Anson, équipé de missiles Tomahawk Block IV d'une portée de 1 600 kilomètres et de torpilles lourdes Spearfish, a quitté le port de Perth le 6 mars et serait en train de prendre position dans les eaux profondes du nord de la mer d'Arabie, après avoir parcouru environ 8 800 kilomètres depuis la côte ouest de l'Australie.
La presse britannique précise que le sous-marin remonte à quelques mètres sous la surface toutes les 24 heures afin de communiquer avec le quartier général militaire britannique permanent (PJHQ) à Northwood, Londres. Selon des sources de la Défense, c'est le général de corps d'armée Nick Perry, chef des opérations interarmées, qui donnerait l'ordre de tirer si le Premier ministre l'autorisait.
L'implication de Londres dans le conflit
Cette annonce intervient après que Downing Street a indiqué, vendredi, que Sir Keir Starmer avait accepté d'autoriser les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour lancer des frappes contre des sites iraniens ciblant le détroit d'Ormuz, une extension par rapport à l'autorisation initiale, qui se limitait aux seules opérations défensives.
Après que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février, malgré les négociations en cours entre Téhéran et Washington, le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.
Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
Les pays du G7 ont indiqué être prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la sécurisation de l'approvisionnement énergétique mondial.
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