Il n’y a pas que le Mercosur qui met à l’épreuve l’axe Paris-Rome. Un nouvel épisode diplomatique risque d’attiser les tensions entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni.
Sur X, la présidente du Conseil des ministres italien a déclaré que l’agression mortelle de Quentin Deranque constituait "une blessure pour l’Europe entière"
En déplacement officiel en Inde depuis le 17 février, dans un contexte de coopération renforcée entre Paris et New Delhi, le président français a réagi aux propos de la cheffe du gouvernement italien concernant la mort de Quentin Deranque, militant identitaire agressé en marge d’affrontements entre groupuscules radicalisés à Lyon.
Emmanuel Macron lui a répondu en l’invitant à ne pas "commenter ce qui se passe chez les autres". "Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", a-t-il ajouté, ouvrant la voie à une éventuelle fragilisation de l’axe Paris-Rome.
Cette séquence intervient alors que le couple franco-allemand traverse lui aussi une période de divergences, notamment sur les questions de dérégulation, de coût de l’énergie et de préférence européenne, défendue par Paris mais jugée protectionniste par plusieurs pays du Nord.
Âgé de 23 ans, Quentin Deranque est décédé samedi des suites de ses blessures après avoir été violemment agressé à Lyon. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, il aurait été victime "d’un lynchage". Le jeune homme assurait le service d’ordre du collectif identitaire Nemesis, venu protester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour "homicide volontaire", précisant que la victime aurait été frappée par "au moins six individus".


















