"Le Venezuela rejette, répudie et dénonce (...) la très grave agression militaire perpétrée par (...) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas", selon un communiqué du gouvernement.
"Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales (...) et met gravement en péril la vie de millions de personnes", assure Caracas.
"L'objectif de cette attaque n'est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation", poursuit le communiqué.
Le gouvernement "appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à rejeter cette attaque impérialiste", selon le texte.
Le président Nicolas Maduro, dans le strict respect des dispositions de la Constitution (...), a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l'état d"exception".
"Tout le pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste", conclut le texte.
De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols de missiles ou d'avions ont été entendus peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) samedi à Caracas et se poursuivaient une heure plus tard.
Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient "comptés", après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes.
Des explosions ont également été entendues à l'aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l'AFP, sous couvert d'anonymat.
D'autres habitants ont dit à l'AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l'est de Caracas.
Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait. Le courant est coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.
Les explosions, dont certaines ont secoué les fenêtres des kilomètres à la ronde sans qu'il soit possible de les localiser précisément dans l'immédiat. Elles semblent avoir eu lieu dans le sud et l'est de la capitale vénézuélienne, et possiblement à Fuerte Tiuna, l'énorme enclave militaire dans la ville.
Le président Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.
Le président Maduro s'était lui montré confiant lors d'une interview diffusée jeudi affirmant: "le système de défense nationale a garanti et garantit l'intégrité territoriale, la paix du pays et l'usage et la jouissance de tous nos territoires".
Donald Trump accuse le président Maduro d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic que l'intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s'emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.














