Une attaque de drone russe sur un autobus transportant les employés d'une mine dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est) a fait au moins 15 morts et sept blessés dimanche, ont annoncé les secours et les autorités locales.
"Un drone russe a attaqué un bus au service d'une entreprise dans le district de Pavlograd", ont indiqué sur Telegram les services d'urgence ukrainiens qui ont publié une photo montrant un autobus endommagé devant lequel gisent des corps floutés.
Les secours précisent que les sept personnes blessées ont été hospitalisées.
Selon la police nationale, l'attaque a eu lieu dans la ville minière de Ternivka, située près de Pavlograd, à environ 70 km à vol d'oiseau du front.
Le groupe énergétique DTEK a confirmé que des employés de l'une de ses mines avaient été visés par cette attaque, après avoir terminé le travail.
Selon cette source, 15 travailleurs ont été tués, et sept autres blessés, un bilan qui n'a pas encore été confirmé par les autorités ukrainiennes.
Au moins 7 blessés dans une frappe d’une maternité à Zaporijjia
Le même jour, une frappe russe a touché une maternité dans la ville ukrainienne de Zaporijjia (centre-est), faisant au moins sept blessés, a affirmé sur Telegram le chef de l’administration régionale, Ivan Fedorov.
Selon cette source, deux des personnes blessées étaient des femmes qui subissaient des examens médicaux au moment de l'attaque.
Plus tôt, à Dnipro, une autre grande ville ukrainienne, un homme et une femme ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par une frappe de drones russes, a annoncé l'administration régionale.
A Kherson, cité du sud de l'Ukraine très régulièrement visée par l'armée russe, un bombardement a également touché dimanche matin le centre-ville, a indiqué l'administration locale.
Sur ses réseaux sociaux, le président Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que Moscou avait lancé plus de 6.000 drones, environ 5.500 bombes aériennes et 158 missiles sur l'Ukraine lors du mois de janvier.
Selon lui, ces attaques ont visé principalement le système énergétique, les voies ferrées et des infrastructures civiles, alors que la diplomatie s’active à trouver une solution au conflit.
Reprise des négociations à Abou Dhabi
Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine reprendront mercredi à Abou Dhabi, et non dimanche comme prévu initialement, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le premier cycle de ces pourparlers aux Émirats arabes unis avait eu lieu les 23 et 24 janvier, sans aboutir à une percée diplomatique. Leur deuxième volet était censé avoir lieu le 1er février.
Mais Volodymyr Zelensky a finalement affirmé dimanche que les "prochaines rencontres trilatérales" auront lieu les 4 et 5 février à Abou Dhabi.
Pour l'heure, Moscou et Washington n'ont pas confirmé ce nouveau rendez-vous.
Le dirigeant ukrainien n'a pas donné de raison à ce report, mais il avait déclaré jeudi que le lieu et la date de la réunion pourraient changer du fait des tensions actuelles entre Téhéran et Washington.
Les discussions butent en particulier sur la question des territoires. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu'elles contrôlent encore.
Une demande qui serait très difficile à accepter politiquement et militairement pour l'Ukraine: des dizaines de milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre cette région et Kiev estime que sa perte la priverait d'un rempart vital pour prévenir une nouvelle offensive des forces russes.
Les pourparlers pour trouver une issue diplomatique au conflit déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, demeurent très difficiles.
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