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La commune de Crans-Montana admet des lacunes après l’incendie du Nouvel An
Lors d’une conférence de presse ce mardi, plusieurs lacunes de la commune valaisanne de Crans-Montana ont été admises. Le maire a dû quitter la conférence sous escorte policière.
La commune de Crans-Montana admet des lacunes après l’incendie du Nouvel An
Le maire Nicolas Féraud lors de la conférence de presse à Crans-Montana / AFP
6 janvier 2026

 Le conseil communal a annoncé l’appel à un bureau extérieur spécialisé pour réaliser un contrôle de tous les établissements publics de la commune qui sont au nombre de 128, durant la conférence de presse de ce mardi.
Les engins pyrotechniques sont également désormais interdits dans les lieux fermés. L’utilisation de bougies festives plantées sur des bouteilles de champagne semble être à l’origine de l’incendie qui a fait 40 morts et 113 blessés.

Lors de cette conférence, la commune a admis que le bar le Constellation n’avait pas subi de contrôle depuis 2019 malgré le fait que la loi impose au service de sécurité communal de faire ces visites chaque année dans les établissements recevant du public.
Le chargé de la sécurité a demandé des contrôles mais n’a révélé aucun problème avec le matériel phonique, cette mousse est pourtant celle qui s’est embrasée rapidement sur tout le plafond du sous-sol.

Le conseil communal, dit-elle, le regrette amèrement. 

La commune a également précisé qu’il y avait bien deux issues de secours et qu’un extincteur était à disposition comme la réglementation le veut.


Les familles des victimes très en colère

L’incendie du Nouvel An a fait 40 morts et plus de 100 blessés dont la plupart sont grièvement brûlés. Les familles de victimes sont donc aujourd’hui très critiques et en colère.
La commune de Crans-Montana et l'ensemble des autorités doivent assumer pleinement leurs responsabilités, selon Maître Romain Jordan, qui représente plusieurs victimes, après  cette conférence de presse de la commune. Il regrette également le manque d'excuses.

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Interrogé par l’agence suisse ATS, l’avocat s’étonne que la commune souhaite porter plainte. “Que la commune cherche à se présenter en victime revient à dépouiller les vraies victimes de cette tragédie de leur statut, ce qui est inacceptable dans ces circonstances dramatiques”, a-t-il écrit.

Le président de Crans-Montana (le maire a été soumis à un feu roulant de questions sur la responsabilité de la commune et le manque d’excuses par la municipalité.
Nicolas Féraud, a répondu sans détour. “Ça a été une semaine incroyablement difficile. Personne ne peut vous préparer à une telle tragédie. Je porterai ce fardeau toute ma vie”. Il a quitté les lieux sous escorte policière.

SOURCE:TRT français et agences