Selon le rapport du syndicat, 99 violations ont été commises contre des journalistes palestiniens au cours du mois dernier, allant des homicides et agressions physiques aux arrestations et aux interdictions de couverture médiatique.
Le syndicat a également recensé deux arrestations, deux convocations à des interrogatoires sécuritaires, ainsi que deux cas d’incitation organisée via des médias et centres d’information israéliens, qui ont “faussement accusé des journalistes d’être affiliés à des groupes armés”.
Il a par ailleurs documenté une attaque menée par des colons israéliens illégaux contre un journaliste palestinien, sous la protection de l’armée israélienne. Selon le syndicat, cela “confirme la poursuite de l’imbrication des rôles entre l’armée d’occupation et les colons dans les attaques contre les journalistes, dans un climat d’impunité totale”.
Début décembre 2025, le bureau des médias du gouvernement de Gaza avait indiqué que 257 journalistes palestiniens avaient été tués durant la guerre menée par Israël contre Gaza, qualifiée de génocide, commencée en octobre 2023, et qui a tué près de 71 400 Palestiniens à Gaza, majoritairement des femmes et des enfants, blessé plus de 171 200 personnes et réduit en ruine une grande partie de la bande de Gaza où l’ensemble de la population a été déplacée.
En dépit de l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2025, l’armée israélienne a commis des centaines de violations, faisant 420 morts palestiniens et 1 184 blessés, selon le ministère de la Santé de l’enclave assiégée.
La commission des libertés du syndicat a recensé 99 violations au cours du mois, traduisant “un niveau élevé de répression et de restrictions” du travail journalistique.
Le rapport mensuel publié dimanche sur l’état des libertés de la presse dans les territoires palestiniens précise qu’un journaliste a été tué dans l’exercice de ses fonctions sur le terrain, que deux journalistes ont été grièvement blessés à la suite de bombardements et de tirs directs, et que deux proches de journalistes ont été tués à Gaza.
En Cisjordanie occupée, le syndicat a enregistré 48 cas de détention et situations où les journalistes ont été empêchés d’effectuer une couverture médiatique, 15 agressions impliquant l’usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes alors que les journalistes étaient en reportage, deux tentatives délibérées de percuter des journalistes avec des véhicules, neuf incidents de menaces armées et six cas de menaces verbales directes.
Selon le rapport, les restrictions à la couverture médiatique et la répression du travail de terrain témoignent “d’une politique israélienne systématique visant à empêcher la transmission d’images et de faits”, en particulier à Gaza et dans les villes de Jérusalem, Al-Khalil (Hébron), Jénine et Ramallah.
Le syndicat a enfin documenté deux cas de passages à tabac et de mauvais traitements infligés à des journalistes, la destruction d’un équipement journalistique en cours d’utilisation, ainsi que la destruction des domiciles de deux journalistes lors de frappes israéliennes.














