Les États-Unis ont décidé de suspendre le traitement des visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, une mesure d’ampleur qui marque un nouveau durcissement de la politique migratoire américaine. L’annonce s’applique à plusieurs catégories de visas et est entrée en vigueur sans qu’une date de fin ne soit communiquée.
Une mesure justifiée par des motifs sécuritaires
Selon Washington, cette suspension s’inscrit dans un réexamen global des procédures migratoires, invoquant des impératifs de sécurité nationale et la nécessité de renforcer les mécanismes de vérification des dossiers. Les autorités américaines estiment que certains dispositifs de coopération consulaire et de partage d’informations doivent être réévalués afin de garantir un meilleur contrôle des flux migratoires.
Le département de la Sécurité intérieure et le département d’État travaillent conjointement à cette révision, qui pourrait déboucher sur de nouvelles exigences administratives pour les pays concernés.
Sur le terrain, la décision risque d’avoir un impact immédiat sur des dizaines de milliers de candidats à l’immigration, notamment ceux engagés dans des procédures de regroupement familial, de résidence permanente ou de visas de travail de long terme. Des dossiers déjà déposés pourraient être gelés pour une durée indéterminée, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude.
Les avocats spécialisés en immigration redoutent un engorgement durable des services consulaires, même en cas de levée ultérieure de la suspension, en raison de l’accumulation des demandes en attente.
Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large de durcissement des politiques migratoires américaines, marquée par un contrôle accru des entrées sur le territoire et par une révision régulière des programmes de visas. Elle intervient dans un contexte politique sensible, où la question de l’immigration demeure un sujet central du débat public aux États-Unis.
À ce stade, aucune liste officielle des 75 pays concernés n’a été rendue publique, pas plus que les éventuelles dérogations prévues. Les autorités américaines indiquent que de nouvelles précisions pourraient être communiquées dans les prochains jours.












