Lundi matin, la conférence de presse donnée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a été de courte durée.
Sans condamner les attaques unilatérales des États-Unis et d’Israël sur la République islamique iranienne, Paris appelle à la désescalade des deux côtés tout en critiquant fortement Téhéran.
“C’est la priorité, l’Iran doit stopper ses attaques et changer sa posture de manière radicale”, a insisté le ministre des Affaires étrangères. Paris estime que la responsabilité de l’Iran est considérable puisqu’il“ viole le droit international et les droits de l’Homme depuis des décennies”.
Jean-Noël Barrot appelle donc à la désescalade, affirmant que la poursuite de ces attaques pourrait déstabiliser toute la région et mettre en péril les intérêts économiques des alliés américains, dont ceux de la France.

S’exprimant sur le lancement de frappes sur l’Iran par Donald Trump sans prévenir ses partenaires européens, Paris regrette la stratégie américaine. La France aurait préféré une discussion au sein des institutions internationales pour ancrer cette opération militaire dans le droit international, a expliqué le ministre. Une façon diplomatique de dire que cette opération ne respecte pas le droit international ?
Paris exprime son soutien aux pays du Golfe
Le ministre a poursuivi sa conférence de presse en faisant le point sur la situation dans les pays du Golfe. Il a répété le soutien de la France aux pays de la région, et a déclaré qu’elle se tenait prête à participer à leur défense s'ils le demandent.
Environ 400 000 Français vivent dans les pays touchés par les ripostes iraniennes, dont une grosse partie en Israël et aux Émirats arabes unis, 60 000 citoyens français résident dans ce pays. La France étudie des scénarios de sortie des expatriés par voies terrestres vers des pays où l’espace aérien est encore ouvert comme le Liban, l'Arabie saoudite et la Jordanie. Les liaisons aériennes de plus en plus de pays sont à l’arrêt.
Enfin, la France appelle à l’arrêt des attaques israéliennes sur le Liban: “ce pays ne doit pas être entraîné dans ce conflit”, a insisté le ministre français. Il a annoncé qu’une fois la situation calmée, une conférence se tiendrait à Paris en soutien à l’armée libanaise.











