FRANCE
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Interview sur BFMTV: Marine Le Pen entre confidences et consignes de vote
La présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, était l'invitée de BFMTV jeudi soir. Elle a donné ses consignes pour les élections municipales et est revenue sur son avenir politique.
Interview sur BFMTV: Marine Le Pen entre confidences et consignes de vote
Marine Le Pen avec Jordan Bardella au Salon de l'agriculture qui a ouvert samedi dernier à Paris / AFP
il y a 2 heures

Une longue interview pour faire le tour de l’actualité politique à quinze jours des élections municipales en France, où pour la première fois le Rassemblement national a présenté des centaines de candidats avec l’espoir de rafler de grandes villes comme Marseille, est une occasion en or pour celle qui sait manier les nuances du discours politique.

Et Marine Le Pen a joué la musique de la femme politique responsable et mesurée. Concernant les élections municipales, elle exclut tout retrait du candidat RN en cas de triangulaire avec un candidat La France insoumise. 

L’entretien lui a également permis de tacler les partis de gauche qui ont fait ou sont prêts à faire alliance avec LFI au second tour pour assurer la victoire d’un candidat de gauche. 

"Est-ce que l'on veut continuer à faire des alliances électorales ou à accepter des désistements de second tour pour faire élire des représentants d'un mouvement politique qui n'a pas rompu avec la Jeune Garde mais continue à les soutenir de manière ahurissante ?", a-t-elle interrogé.

La mort de Quentin Deranque, “un point de bascule”
La députée du Nord est, bien sûr, revenue sur le passage à tabac et la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon. Pour Marine Le Pen, la Jeune Garde est "une milice affiliée aux Insoumis et organisée pour perturber, par la violence, l'expression démocratique des campagnes.” Elle considère, de ce fait, La France insoumise responsable de la situation. Néanmoins et contrairement à d’autres élus d’extrême droite, elle a également reconnu l’existence de mouvements violents affiliés à l’extrême droite.

Elle a également profité de cette interview pour mettre en cause le Premier ministre: Marine Le Pen pointe "les magouilles" entre Sébastien Lecornu et le Parti socialiste, "Monsieur Lecornu a acheté du temps. La réalité, c'est qu'il y aurait dû y avoir des élections législatives", a-t-elle conclu.

Un avenir sous bracelet électronique ?

L'élue du Nord et fondatrice du Rassemblement national a, bien entendu, évoqué son avenir politique. Candidate trois fois à l’élection présidentielle, elle devra attendre le 7 juillet prochain et la décision de la Cour d’appel de Paris pour savoir si sa condamnation en première instance est revue à la baisse ou confirmée dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen.

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"La meilleure configuration est que je sois élue présidente de la République et qu'il soit mon Premier ministre", a déclaré Marine Le Pen, se référant à Jordan Bardella.
Si elle est dans l’incapacité de se présenter, Bardella devra se trouver un Premier ministre, a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen exclut de faire campagne pour la présidentielle un bracelet électronique à la cheville. "On ne peut pas faire campagne dans ces conditions. Vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans les meetings?", a-t-elle expliqué.

Le parquet général de la Cour d'appel de Paris a requis cinq ans d’inéligibilité et quatre ans d’emprisonnement dont un ferme à l'encontre de la cheffe de file du Rassemblement national.

SOURCE:TRT français et agences