“L’ambassadeur a exprimé sa volonté de ne pas interférer dans notre débat public”, a indiqué l’entourage du ministre français des Affaires étrangères lors de cet entretien téléphonique.
L'ambassadeur des États-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un appel "franc et amical" avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a indiqué mardi l'ambassade américaine, cherchant clairement à calmer une dispute diplomatique autour du meurtre d'un militant d'extrême droite à Lyon.
Pour tourner la page, le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur américain devraient se rencontrer prochainement. Ils évoqueront probablement les sanctions américaines à l'encontre de plusieurs citoyens européens, dont l'ancien commissaire européen Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou.
L’affaire Quentin Deranque semble mise de côté. Charles Kushner était convoqué ce lundi au Quai d’Orsay après ses propos critiques concernant la mort du militant d’extrême droite à Lyon. Ne s’étant pas rendu à la convocation, l'ambassadeur Charles Kushner, un proche de Donald Trump, s'est vu retirer lundi 23 février tous ses accès aux ministères.
Un ambassadeur pas très diplomate
Charles Kushner, qui n'est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, multiplie les faux pas.
En fonctions depuis l'été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur "l'absence d'action suffisante" d'Emmanuel Macron contre l'antisémitisme.
Il s'était déjà fait représenter lors de la convocation qui a suivi, faute cette fois d'être physiquement à Paris.
"Quand on a l'honneur de représenter son pays, les États-Unis d'Amérique en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères", avait lancé mardi matin Jean-Noël Barrot sur France Info.
Jean-Noël Barrot avait également ajouté que cet incident relevait de la "responsabilité personnelle" de l'ambassadeur mais qu'elle n'affecterait "en rien la relation entre la France et les États-Unis" qui fêtent cette année le 250ᵉ anniversaire.









