A l'unanimité des 69 députés votant, l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté le projet de loi portant dissolution des partis et formations politiques, marquant un tournant majeur dans la vie politique burkinabè.
Cette adoption abroge à la fois la loi de 2001 portant charte des partis et formations politiques et celle de 2009 relative au financement des partis, des campagnes électorales et au statut de l’opposition.

Les textes antérieurs, soutient le gouvernement, ont contribué à la rupture de confiance entre les citoyens et les institutions politiques. En cause, une prolifération de partis sans idéologie claire, sans représentativité significative ni ancrage territorial.
Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, explique que cette décision a pour objectif la réorganisation en profondeur de la vie politique au Burkina Faso.
Autrement dit, l’abrogation vise l’élaboration d’un nouveau cadre juridique adapté aux réalités socioculturelles et des enjeux sécuritaires du Burkina Faso.
Certaines voix dissonantes parlent de recul de la démocratie.
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