Sept soldats syriens ont été tués et vingt autres blessés lors d'une attaque de drone menée par le groupe terroriste YPG contre un dépôt de munitions dans la province de Hassaké, au nord-est du pays, a annoncé le ministère de la Défense.
L'agence de presse syrienne SANA, citant le département des médias et de la communication du ministère mercredi, a indiqué que des unités de l'armée syrienne avaient découvert un atelier de fabrication d'engins explosifs improvisés et de munitions destinées à des drones, situé près du poste frontière d'al-Yarubiyah, dans la campagne de Hassaké.
Selon le ministère, l'installation contenait plusieurs drones de fabrication iranienne que les YPG s'apprêtaient à armer.
Alors que les troupes syriennes avaient commencé à sécuriser et à ratisser le site, les YPG l'ont ciblé avec un drone suicide, tuant sept soldats et en blessant vingt autres, a-t-il ajouté.
"Violation flagrante"
Dans un communiqué distinct, le commandement des opérations de l'armée a qualifié l'incident d'"escalade dangereuse" et de "violation flagrante" du cessez-le-feu, accusant les YPG de poursuivre leurs attaques contre les Syriens et leur armée et ignorent tous les accords précédents, selon l'agence de presse.
Cette attaque intervient alors que la présidence syrienne avait annoncé mardi qu'un "accord mutuel" avait été trouvé avec les YPG concernant l'avenir de la province d'Hassaké. Le ministère de la Défense a également annoncé un cessez-le-feu de quatre jours avec les YPG, entré en vigueur mardi à 17h00 GMT.
Les YPG sont la branche syrienne du PKK, reconnu comme organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne.








