EUROPE
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Crash au Mali en 2014: ouverture du procès de la compagnie Swiftair en France
Le procès de la compagnie aérienne espagnole Swiftair s’ouvre ce lundi en France, près de 12 ans après le crash d’un avion au Mali en 2014, une catastrophe qui avait fait 116 morts.
Crash au Mali en 2014: ouverture du procès de la compagnie Swiftair en France
Le procès de la compagnie aérienne espagnole s'ouvre ce lundi en France / Public domain
9 mars 2026

La justice doit examiner les éventuelles responsabilités de la compagnie espagnole Swiftair dans le crash d’un avion au Mali en 2014, l’une des plus meurtrières impliquant des ressortissants français à l’étranger.

Le 24 juillet 2014, un appareil affrété par la compagnie Air Algérie et exploité par Swiftair, un McDonnell Douglas MD-83, s’était écrasé dans le nord du Mali, près de la localité de Gossi, peu après avoir décollé de Ouagadougou à destination d’Alger. Les 110 passagers et les six membres d’équipage avaient péri dans l’accident.

Parmi les victimes figuraient de nombreux ressortissants français, ce qui avait conduit la justice française à ouvrir une enquête. Au terme de plusieurs années d’investigations, la compagnie Swiftair a été renvoyée devant le tribunal pour homicides involontaires, notamment en raison de possibles manquements liés à la formation des pilotes et aux procédures opérationnelles.

Selon les conclusions de l’enquête menée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA), l’accident serait lié à une mauvaise gestion de la vitesse de l’appareil après le givrage des sondes de mesure, qui aurait conduit l’avion à décrocher à haute altitude. Les enquêteurs avaient également pointé des défaillances dans la réaction de l’équipage face à la situation.

Les audiences doivent permettre d’examiner les responsabilités éventuelles de la compagnie dans ce drame, l’un des plus meurtriers impliquant des ressortissants français à l’étranger ces dernières décennies. Les familles des victimes attendent depuis plusieurs années que les circonstances précises de l’accident soient pleinement établies et que d’éventuelles responsabilités soient reconnues.

Le crash du vol AH5017 reste à ce jour l’une des catastrophes aériennes les plus graves survenues en Afrique de l’Ouest. Pour les proches des victimes, l’ouverture de ce procès constitue une étape importante dans leur quête de vérité et de justice.

 

SOURCE:Agences