L’organisation américaine de défense des droits humains Physicians for Human Rights (PHR) et son homologue israélienne Physicians for Human Rights Israel (PHRI) viennent de publier deux rapports consacrés aux “violences reproductives” commises par Israël dans l’enclave palestinienne assiégée.

Les femmes et les nouveau-nés endurant des conditions de vie épouvantables s'entassent sous des tentes inondées par les pluies et arrachées par le vent, alors que près de 80 % des bâtiments de l’enclave ont été détruits.
Les politiques israéliennes ont systématiquement “dévasté la capacité reproductive des Palestiniens de Gaza” par des ciblages d’établissements de santé, des restrictions sur l’entrée de matériel médical essentiel, la famine et malnutrition aiguë selon ces ONG.
Toute chose à l'origine des entraves à la fertilité des femmes en âge de procréer du fait d’une augmentation des complications de grossesse, ainsi que des décès maternels et néonatals.
2 600 fausses couches
Le ministère de la santé de la bande de Gaza a enregistré 17 000 naissances au cours des six premiers mois de l’année 2025, soit une chute de 41 % par rapport à la même période en 2022. Dans le même temps, 2 600 fausses couches ont été signalées, ainsi que 220 morts liées à la grossesse, 1 460 naissances prématurées, et plus de 2 500 nourrissons nécessitant des soins intensifs néonatals.
D’après le rapport de PHR, ces chiffres ont été largement sous-estimés, la collecte systématique de données ayant été “sévèrement limitée” en raison de” l’effondrement quasi total du système d’information sanitaire de Gaza après le 7 octobre 2023”. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires, environ 150 000 femmes enceintes et mères allaitantes ont, par ailleurs, été déplacées de force, privées d’accès aux soins de santé et aux services de soutien les plus élémentaires.
“Au-delà de l’impact immédiat, les générations futures pourraient souffrir des effets physiques, sociaux et même génétiques” de l’effondrement du niveau de santé reproductive dans la bande de Gaza, assurent les auteurs de l’enquête. Une situation dramatique, qui perdure alors même qu’un cessez-le-feu a été annoncé en octobre dernier.
Lire aussi: Gaza: il ne reste plus qu'un seul médecin à l'hôpital Kamal Adwan



















