Ce n’est pas le retour du service militaire à l’ancienne avec ces flopées de troufions qui, le vendredi, rentraient en “perm” chez leurs parents avec leurs sacs de linge sale ou ces étudiants qui faisaient tout pour éviter le service militaire et qui prétendaient être déprimés ou suicidaires, tant la chose était considérée comme une perte de temps.
La création du service national, basé uniquement sur le volontariat, a été annoncée par le président de la République en novembre dernier. Il ne sera pas étendu à toute une classe d’âge. Pour 2026, seules 3 000 personnes seront concernées.
L'armée de l'Air et de l'Espace dit avoir enregistré plus de 800 candidatures au nouveau service national militaire volontaire, auprès de franceinfo. 600 places sont à pourvoir au sein de ce corps de l’armée pour des profils très différents, du technicien en informatique qu’on peut utiliser dans certaines missions au mécanicien.

Quelle mission pour ces jeunes volontaires ?
Lors de l’annonce de cette création, le président Emmanuel Macron déclarait que “dans ce monde incertain où la force prime sur le droit, notre nation n'a le droit ni à la peur, ni à la panique, ni à l'impréparation".
Après avoir postulé, il y aura une sélection des candidatures, puis un entretien en centre de recrutement et enfin une visite médicale. Le volontaire s’engage pour dix mois de formation militaire de base avec maniement des armes et discipline.
Les volontaires pourront effectuer des missions de sécurité intérieure comme par exemple remplacer l’armée de métier dans les rondes de l'opération Sentinelle, ou aider la population civile en cas de catastrophe naturelle. Ils ne seront en aucun cas déployés à l’étranger.
Les incorporations auront lieu entre septembre et novembre 2026 et les recrutés seront payés 800 euros par mois, nourris et logés. L'objectif est d'intégrer 10 000 jeunes par an en 2030, et 50 000 en 2035.
Ce nouveau service lancé lundi enterre le service national universel (SNU) lancé en 2019 et destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, l’Elysée ayant estimé qu’il “n’est aujourd’hui plus adapté au contexte stratégique”.









